Vous avez vu comment c'est vert ??? On se croirait presque dans les Monts d'Arrée !!!
Des débuts prometteurs
La balade (car au début ça ressemblait à une balade) commence tranquillement par 1 ou 2 kilomètres sur un chemin de terre tout plat, tranquille pépère. À la fin du
chemin, on s’aventure dans un petit sentier entouré d’une végétation très sèche, un peu type garrigue, que je trouve super joli. Mais ça, selon Diego, c’est parce que je n’ai pas
l’habitude (tu m’étonnes vu toute la flotte qui tombe une fois qu’on passe la Loire comment ça va être sec…) parce que c’est très moche. Mais bon il ne s’agit que d’une petite
histoire de goût. D’ici on a déjà une jolie vue sur la « comarca » (l’équivalent d’un canton en France) de la Hoya de Huesca. Le vert des champs de céréales, mélangé au jaune ocre de la
terre de la région, tout ça donne un joli contraste.
On descend un peu, et on commence à marcher dans le lit d’une rivière qui est maintenant à sec. Quand il pleut, de l’eau descend mais très peu, et de toute manière vu la météo
hivernale, aucun danger de se retrouver pris par les courants !!! Le GR passe par ce chemin, ce n’est pas parce qu’on a voulu faire les kékés que nous sommes passés par là hein. Nous, on
suit scrupuleusement le marquage !!!! La rivière, même à sec, n’étant pas praticable par endroits, un sentier de secours est prévu quand il faut, donc on alterne, donc on monte et on
descend. C'est dur.
Quelques kilomètres plus loin (c’était long quand même), nous nous retrouvons donc au fond du canyon, entre deux falaises, et quand Diego me dit « C’est là haut qu’on va » (cf
la photo du dessus...) je me demande ce que je fous là.
Mais bon, même si ça ne laisse rien de bon à présager, c'est assez joli :
Le début de la fin
On sort de la rivière et à partir de là c’est un sentier dans le bois, on sent que l’air est assez humide. En effet, les rayons du soleil ne peuvent pas arriver jusque là puisque nous sommes
coincés tout en bas entre les deux falaises. En revanche, le vent, lui, peut passer, et on est dans un sacré courant d’air qui nous rafraîchit bien la tronche. Je commence déjà à lutter pour
grimper et là vient le moment le plus important de ma vie : je décide de me mettre à faire plus de sport, plus régulièrement. Diego avait pensé profiter du beau temps pour me faire monter au
sommet du Moncayo mais j’avais eu la présence d’esprit de lui dire que je préférais quelque chose de plus facile. Vu l’état dans lequel j’étais, je n’ai absolument pas regretté : si je
l’avais écouté il aurait sûrement fallu affréter un hélico pour venir me chercher… Bref pour le moment je suis toujours vivante donc profitons-en.
On grimpe on grimpe, je souffre je souffre, y a des jolies fleurs et des filles en pleurs (poésie) :
Bref, on continue de monter dans le bois, jusqu'à arriver là :
Et c'est là précisément que commence la petite partie de rigolade...
La fin des haricots
On avait gentiment omis de me prévenir que pour arriver en haut
j'allais devoir risquer ma vie en escaladant une falaise presque à pic avec pour seul équipement de sécurité une barrière peu encourageante (et en bas de la falaise une plaque faisant hommage à un mec qui s'est tué ici quelques années auparavant... chouette alors). BON OK J'EXAGERE 1- c'était pas à pic, 2- la barrière était très costaud et en plus y avait une corde, 3- plein de monde passe par là...
Donc après avoir grimpé et grimpé, il est temps de commencer à... grimper.
C'est parti mon kiki.
Ceci dit, j'ai grimpu, j'ai souffru, mais à la fin, j'eus la belle vue :
Le jeu en valait bien la chandelle. Surtout qu'une fois là-haut c'était... L'HEURE DU PIQUE-NIQUE !!!!!!!!!!!! Avouez que c'est agréable de déjeuner avec ce joli panorama...
Et voilà comment s'achève une agréable montée au sommet. J'ai bien dit la montée. Car après il fallait redescendre... Et là, l'horreur. L'enfer. Le désastre.
L'apparition
Au cours de la descente ardue de ce qu'on venait de grimper, là où c'était à moitié de l'escalade, je vois 3m plus bas, juste aux pieds de Diego, un long truc dégueu qui ressemble beaucoup trop à un ver de terre géant à mon goût. Ceux qui connaissent ma légendaire phobie des satanés reptiles s'imagineront l'état dans lequel je me suis trouvée à cet instant. JJe le regarde plus attentivement (au moins 1 seconde) et là je me rends compte que c'est bien un ver de terre, mais d'au moins 40cm de long SANS MENTIR. Je commence illico à remonter (oui oui c'est que j'ai vraiment eu les pétoches si ça me fait remonter !!!), mais mon futur sauveur se moque de moi et le balance plus bas. Là je suis toute tremblante et lui demande s'il est bien très loin et il me dit -d'un air peu convaincant- que oui. Bon, de toute manière je ne vais pas passer la nuit là à cause d'un pauvre animal innofensif, donc je redescends en regardant bien tout autour de moi et en évitant le plus possible de poser les mains sur les rochers (allez descendre une falaise sans vous accrocher c'est pas facile). Et là, HORREUR. Je le vois. 1m sous moi. ROULÉ EN BOULE. Autant dire : quelque chose d'affreusement dégueulasse. AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Diego commence à s'énerver, mais moi JE N'Y PEUX RIEN C'EST INCONTROLABLE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Quelle horreur aaaaaaaaah rien que d'y penser j'ai envie de vomir. Bref j'étais toute tremblante de partout, à moitié en train de pleurer (bon pas à moitié, à 100%), mais il fallait bien que j'avance donc je suis passée à côté en courant comme je pouvais et la descente s'est faite en 4e vitesse. A part ça c'était très bien. Berk !!!!!!!!!!!!!!!!!!Bon mes très fidèles lecteurs, je vais vous abandonner car je m'en vais demain matin dès l'aube à l'heure où blanchit la campagne (et où rentrent les fêtards) direction LE SUUUUUUUUUUUUUUUUD !!!!!!!!!!!!!!! Granada, Cadiz, Tarifa... On va bien se marrer, bien visiter, et surtout BIEN MANGER !!!!! J'ai hâte !!!! Donc à très bientôt (enfin pas avant 10 jours quand même) pour de nouvelles aventures.
En attendant, n'oubliez pas d'apprendre par coeur le futur tube de l'été... EL CHIKICHIKI !!!
Bisous à tous
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