A la recherche de...

Catégories

Vendredi 9 octobre 2009 5 09 10 2009 17:25
Cet été, histoire de faire un truc différent tous ensemble, la famille Percier Nico & Cie s'est rassemblée pour une expédition canoëisque dans le Golfe du Morbihan.
Au programme :
  • Rigolade
  • Bras qui font mal
  • Apéro (bien sûr)
  • Remontées à contre-courant (sinon c'est pas drôle)
  • Eclaboussages
  • ...
En tout cas, 3 supers journées où même les moins sportifs (ou plutôt sportives...) se sont éclatés !

Départ de St Brév le lundi 17 août en direction de Vannes et plus précisément d'Arradon, où nous allions louer nos superbes embarcations pour les 2 jours suivants. 7 personnes, 3 canoës bi-place (pour ceux qui veulent bien s'engueuler) et un kayak de pro.

Une fois l'affaire conclue, on repart direction l'île de Conleau (un quartier de Vannes) pour installer notre campement. 7 personnes, 3 tentes, 15 kg de bouffe, et 12L d'apéro. Petite balade touristique dans la jolie ville de Vannes, préparation mentale et physique pour les 2 journées intensives qui nous attendent et gros dodo.

Mardi 18 août : le grand jour. On laisse les voitures à Arradon et on les échange contre nos canoës. Ça y est c'est parti, on se revoit demain soir !
Les premières minutes sont amusantes, ça gueule un peu le temps de se synchroniser, puis on prend le rythme et l'aventure commence.


Pause pique-nique sur une petite île du Golfe : on se repose un peu avant de repartir de plus belle.
Mine de rien, le canoë, ça crève !




Diego se fait aborder par un cachalot : il a pas l'air très rassuré le macho man

Petite baignade improvisée : autant profiter que l'eau soit bonne
(au moins 17ºC... non je déc', elle était vraiment bonne)

L'arrivée au port de Conleau

Après une bonne première journée de ramage, nous rentrons au camping.
Là, on rigole tout de suite beaucoup moins puisqu'il faut qu'on se trimballe les 4 canoës sur 500m. C'est lourd quand même, surtout quand c'est rempli de flotte. Heureusement que 3 musclors sont avec nous !



Une fois que tout est ramené, passons aux choses sérieuses. Apéro, bon repas, bonne humeur, et... exploitation des enfants. On a l'habitude, ça fait 19 ans que c'est comme ça...


Après un gros dodo et la récupération de nos membres supérieurs (les épaules ont souffert), l'heure est venue de décoincer. C'est pas facile pour tout le monde, heureusement que les copines soeurs maîtrisent à merveille l'art et la technique du réveil en douceur (n'est-ce pas Coco et Chloé ??) !


Tout le monde sur le pied de guerre : l'heure est venue de repartir à l'assaut du Golfe du Morbihan et de ses îles désertes. Encore une fois, les musclors sont heureux de montrer à tout le monde qu'ils sont les plus forts du 56 :



Et ouais, 2 d'un coup ! Mais bon, je ne rigole pas car heureusement qu'ils étaient là...
On se remet à l'eau, on commence à ramer et à la sortie du port, un petit bar tout mignon nous tend les bras ! Ni une ni deux, avant de continuer notre balade, une pause café matinale au bord de l'eau s'impose.


"La familia feliz" (Papa, Maman, ne faites pas ces têtes de désespérés... c'est pas si grave que ça quand même !)

Bon cette fois ça y est on repart pour de bon. Une longue journée nous attend, il faut qu'on soit à 17h à Arradon pour rendre les canoës. Observation professionnelle de la carte du Golfe qui indique tous les courants (à prendre, inutile de préciser, quand ils sont avec nous...). Nico le big boss de la rando prend les choses en main : "si on passe par là on aura un peu de contre-courant mais après ça sera bon".
Effectivement, on a eu un peu de contre-courant, mais après c'était pas bon. Bref, en résumé, on a navigué à peu près la moitié de la journée en ramant comme des fous pour essayer de remonter ce p***** de courant, mais on y est arrivés !

Les pros du canoë : on dirait que Coco et Chloé avaient fait ça toute leur vie

Pause pique-nique (bis), sur une plage de l'île d'Arz
Il était temps, on commençait sérieusement à crever de faim !


Le 1er moment sensations fortes de la journée : on ramait depuis... longtemps (à contre-courant bien sûr), quand on voit une espèce de petite barrière à passer. Chloé et Corentin, grands pros, se lancent sans hésiter. On a tous cru qu'ils allaient y arriver mais tout d'un coup ils étaient à la flotte, en train de nager derrière le canoë ! Ça dépotait pas mal. Finalement, on a tous du passer à pied car sinon je pense qu'on y serait encore. Mais comme rien ne nous arrête, Coco et moi avons quand même tenu à passer cette petite barrière, mais cette fois dans le sens du courant. Ce fut ma foi fort divertissant :D (surtout quand on a du remonter).

Le 2e moment sensations fortes : avant d'arriver à Arradon. Nous sommes passés exactement par là où sortaient tous les bateaux. Forcément, tant que "bateau" se résume à "canoë" pas de problème, mais quand les voiliers (pas des voiliers de kékés en plus, on est dans le Golfe hein...), les grosses vedettes, et les mini ferries... ET BEN ÇA REMUE !!! Certains ont trouvé ça très drôle, d'autres beaucoup moins (les mêmes que ceux qui ont peur des cachalots) !

Voilà (d'après mes souvenirs...) le parcours qu'on a fait pendant ces 2 journées :

Et voilà ! Promenade terminée, canoës rangés, voitures récupérées... Tout le monde rentre bien crevé direction St Brév beach. L'eau n'y est pas aussi bleue, mais c'est pas pour ça qu'on ne rigole pas !

Par Carole - Publié dans : Familia
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Lundi 14 septembre 2009 1 14 09 2009 17:20
Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai fait du sport pendant les vacances. Après mon retour de Corse et un arrêt express à Saragosse pour frimer avec mon super bronzage, Diego et moi avons pris la direction des Pyrénées où nous avons passé une dizaine de jours.

Mise en jambe près d'Aínsa

Histoire de nous échauffer un peu avant de passer aux choses sérieuses, le camp de base nº1 a été établi au camping Valle de Añisclo, dans le village de Puyarruego, juste à l'entrée du fameux cañon d'Añisclo. Super camping, très sympas, pas cher, tranquille, à 10 minutes en voiture d'Aínsa et surtout... AVEC UNE RIVIERE OÙ ON PEUT SE BAIGNER (j'entends par "se baigner" : plonger, nager, et pas seulement barboter !). En plus l'eau y est super bonne car elle provient d'une source thermale située un tout petit peu plus haut, je dirais une bonne dizaine de degrés de plus qu'en Bretagne un 15 août de canicule.




La première rando, à l'ibón "Basa de la mora" (vallée de Gistaín), m'a permis de me mettre en jambes et de me défoncer les pieds par la même occasion.
Pour m'amadouer, Diego m'avait dit que c'était une petite balade pas longue, donc j'avais mis des petites baskets. Je suis rentrée avec les mêmes baskets, mais sans pieds. Enfin si, il en restait des morceaux mais l'arrière du talon était sérieusement endommagé, ainsi que mes orteils. Mes fesses aussi avaient bien souffert (environ 5 chutes en moins d'une heure pendant la descente), mais bon là j'ai de quoi amortir donc ça ne faisait pas aussi mal.
Finalement, Diego m'a avoué qu'on avait grimpé 860m. Faute avouée est à moitié pardonnée m'enfin... moi qui pensait partir pour un petit dénivelé de 300m, avec mes ptites baskets qui glissent à mort et font plein d'ampoules, j'avais quand même l'air fin.
Mais bon, c'est pas grave, c'était une jolie promenade : un village bien mignon au départ, une grande partie de la balade dans les bois, une superbe vue à la fin, et tout ça vraiment tranquille pépère (et ouais je deviens une championne) : ça vaut le coup. Par contre je n'ai pas de photos car on avait oublié l'appareil :D

Pour détendre les guiboles le lendemain (et aussi parce que je n'arrivais pas à marcher à cause de ces satanées ampoules), nous avons enfourché nos bécanes. Bah ouais, on les a trimballées alors autant les utiliser... Petite balade tranquille, bord de rivière, des cailloux, des trous, de l'herbe... trop fun dans les descentes, mais pas dans les montées. Mais bon ça aussi ça viendra.

 


Etant toujours bien handicapée pour mettre un pied devant l'autre avec des chaussures fermées, on a ensuite décidé de réserver ce qu'il me restait de surface de contact avec le sol en prévision de la suite des vacances. Du coup, le reste de notre séjour à Aínsa s'est avéré bien tranquillou : visite des villages de la vallée de Gistaín (très jolis), baignade, sieste et apéro. Avec tout ça, impossible d'arriver fatiguée à Benasque !

 

 

Passons aux choses sérieuses

Là, tout de suite, je rigolais beaucoup moins. Après l'installation du camp de base nº2 au camping La Borda d'Arnaldet près de Benasque, on est directement passés au planning sportif des jours à venir. Et là, je peux vous dire que ça déconne pas. C'est pas du programme de kéké comme on dit chez nous !

 

Premier jour : raid vélo

Entre 11h et 16h, col de catégorie 14. Le top du top. Surtout en plein milieu de la journée. Même Richard Virenque aurait abandonné. ET BEN PAS NOUS ! Entre la bretonne et l'aragonnais je sais toujours pas lequel est le plus tétu, mais y a du niveau, ça c'est sûr.

 

On était partis en se fiant des indications du guide : difficulté moyenne, 20km, environ 2h.

En rentrant, on a foutu le guide à la poubelle en lui criant "tu nous aurais menti ?!"

Récit de l'aventure...

 

Les 5 premiers kilomètres ont été funs, en descente, sur un petit chemin escarpé, bref, de quoi rigoler. Et à partir de là ça s'est sérieusement corsé. On s'est retrouvés à grimper à un village, en prenant 500m d'altitude en 3km. Vu notre entrainement ça nous a pris environ 2h. Bonne moyenne. Faut dire que je m'arrétais tous les 50m pour reprendre mon souffle, qu'il faisait un cagniard d'enfer et que le goudron me chauffait la tronche. Mais NOUS SOMMES TETUS et nous avons réussi à terminer. Forcément il ne restait plus beaucoup d'eau une fois en haut. La bonne nouvelle c'est que le p***** de guide disait : "une fois au village de Chia (il porte bien son nom car on en a drôlement chié), on amorce une descente d'une dizaine de kilomètres". Sauf que la descente n'a commencé qu'après 5km de montée après le village. Alors là c'était l'horreur. J'ai balancé mon vélo 2 ou 3 fois, fini toute la bouffe (pas grand chose) qu'on avait, mais encore une fois J'Y SUIS ARRIVEE. AAAAAAAAAAAAAAAAAH la libération. Le retour jusqu'à la route : de la super descente dans les bois. Là c'est Diego qui a souffert (pour ne pas dire "il en chia" hohoho) car son frein arrière ne marchait pas. Mais chacun son tour. On arrive en bas, et là, fallait rentrer au camping... Les 2 derniers kilomètres de la mort : encore à monter. C'en était trop. J'ai fini à pieds, je suis arrivée à la tente, j'ai balancé mon vélo (le pauvre) et je n'y ai plus touché. Mais j'étais quand même fière de moi.

 

Bien évidemment, pas de photos, pas eu le temps, mais de toute façon je crois que ce jour là on avait vraiment une sale tronche.

A pied c'est mieux

Le lendemain, convaincus qu'en montagne c'est plus facile de marcher que de pédaler, nous sommes partis grimper jusqu'à un lac de haute montagne ("ibón") qui s'appelle je ne sais pas comment. Et tout ça en bonne compagnie : Toño, Sandrine et Hadji (un copain de Sandrine) nous avaient rejoints. Vu l'entraînement de la veille ça s'est fait tout seul.

 

 
Pause ravito

L'ibón "truc" :

Le sourire, même après 2h de marche

La récompense finale : une magnifique vue super dégagée sur notre belle France...

J'ai malheureusement été la seule survivante de cette petite promenade (la photo n'est pas truquée) :

Mon premier "3000"

Ça y est, je l'ai fait. OUF !

Estimant ma condition physique suffisante pour affronter les difficultés de la haute montagne (bon d'accord j'exagère), mon sherpa particulier m'a motivée pour aller grimper le pic d'Aragüells (3037m). Notre acolyte Pedro s'est joint aux réjouissances, malgré sa réticence : je crois qu'il n'était pas tellement convaincu de mes capacités, encore plus réduites que d'habitude étant donné l'état de mes pieds (non ça ne s'arrangeait pas). On voit bien qu'il ne savait pas de qui il parlait là...

 

Alors ce pic est situé en fait tout près de l'Aneto (400m plus bas quoi !). Le problème c'est que le "chemin" qui permet d'y grimper est accessible après une première petite montée de... 8km. Du coup il y a un bus tout terrain qui emmène les randonneurs de la vallée jusqu'au départ de l'excursion. Heureusement que c'est un bus tout terrain, heureusement que le chauffeur est doué, malheureusement la piste est étroite, malheureusement la chute de 400m dans le vide à 20cm du bord de la piste fait peur, malheureusement pour réussir à le prendre il faut se lever à 6h... Je ne sais pas comment j'ai survécu pendant ces 40 minutes de voyage (et aussi au réveil à 6h). Je crois que ça a été le plus dur de la journée. J'avais fait la maline, du genre : "oh je peux me mettre près de la fenêtre ça va être trop bien"... Résultat j'étais surtout morte de trouille. Rien qu'à y repenser j'en ai des frissons. Bref, j'ai quand même réussi à arriver en haut entière, sans vomir le ptit dej... L'ascension pouvait commencer.

 

 

La première partie de l'excursion suit une petite piste, qui rapidement s'aventure dans les bois. Là, le sentier, faut le chercher. En fait il n'y en a plus. Puis on sort du bois, et on commence à grimper sur des gros cailloux, en longeant une cascade qui descend d'un ibón.

 

 

 

Arrivée au premier ibón (on le voit pas, il est derrière nous en fait, là où il y a le gros rocher à gauche), après 1/2h de marche, et en pleine forme (admirez ces  jambes de montagnarde...)  !

 


J'avais rechigné quand j'avais su que je devrais me lever à 6h du mat', mais finalement, j'étais bien contente. C'est vrai que marcher comme ça, tôt le matin, avec l'air frais, personne sur le chemin, c'est vraiment agréable.
On continue ensuite a grimper, toujours dans des cailloux (voire même des rochers), jusqu'à arriver 1h plus tard à un autre ibón, situé juste en bas de l'Aneto.
Petite pause ravitaillement, au soleil, devant un superbe lac : que demande le peuple ? Il y avait même une tente montée au bord de l'ibón, 2 personnes avaient dormi là, imaginez le paysage au réveil !
De cet ibón, on voyait ENFIN l'objectif du jour : l'Aragüells. Ça motive de voir où on va... Ou pas ! Parce qu'il était quand même sacrément loin le p'tit c** !


 

 

L'Aragüells : le truc haut et pointu derrière moi...

 

Bon, et bien maintenant qu'on sait où aller, Y A PLUS QU'À ! Seulement, si depuis la sortie du bois on avait grimpés sur des rochers et des cailloux, on voyait encore un peu d'herbe... Et ben là, c'est fini ! Des cailloux, des cailloux, et des cailloux. C'est quand même moins confortable.

Pause suivante : après 45 bonnes minutes de marche dans un espèce de torrent à sec, on arrive vraiment au pied de la cime, à un petit col qui surplombe d'un côté ce que l'on vient de grimper, et de l'autre, un des plus grands lacs des Pyrénées : el ibón de Cregüeña. La vue est impressionnante.

 

Avant d'arriver au col :

 

Imaginez la taille du lac... car on était quand même drôlement au-dessus

 

Photo prise de l'autre côté, le lac qu'on voit en bas c'est celui de la pause ravitaillement.

Une fois en haut, on se rend compte qu'on a quand même bien grimpé !

 

Bon, là, ça y est presque. Il ne reste plus que la dernière ligne droite. Ou plutôt, la dernière montée droite. Car là, ça grimpe sec. C'est même plus de la marche, c'est presque de l'escalade. Moi qui suis une grande pro de ce sport, je ne vous raconte pas le bordel pour arriver en haut.


 

Mais bon, l'essentiel c'est que j'y suis arrivée ! On s'en fiche comment non ?!

 

Cregüeña vu du sommet

L'Aneto en arrière-plan

Les sherpas du jour

 

Une fois en haut, qu'est-ce qu'il reste à faire... DESCENDRE !!!!!!!!!!!!! Et là je dis...


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!

 

L'horreur totale. Entre la descente du sommet archi raide, puis les cailloux, les cailloux et les cailloux... J'EN AVAIS MARRE !!! Mais bon, j'ai quand même réussi à arriver en bas. Après 6h de marche aller-retour, on a récupéré le bus tout terrain (cette fois je ne me suis pas mise à côté de la fenêtre...), récupéré la voiture et le meilleur moment de la journée est arrivé :

UNE BONNE BIERE BIEN FRAICHE POUR ARROSER TOUT ÇA !

 

Super journée, super rando, super compagnie mais bon... après ça, j'ai quand même rangé les chaussures de rando au fond du coffre jusqu'à la fin des vacs. Trop de sport tue le sport.

Après ça, direction la France pour 1 mois !
Alors je vous dis... à bientôt pour de nouvelles aventures, tchuss
Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 11 septembre 2009 5 11 09 2009 14:38
Après un début de vacances un peu mouvementé (merci les , j'ai eu la chance d'aller Tanguyter* un peu avec mes petits parents chéris et ma copine soeur adorée, mais attention, pas n'importe où : EN CORSE !!!!!!!!!

Alors déjà que j'aime assez Tanguyter, si c'est en Corse, c'est encore mieux. Petite rétrospective de ces quelques jours de rêve.

Plus Belle La Vie

Pour commencer, après une looooongue route, nous avions bien mérité une petite balade dans les rues de Marseille, avant de prendre le bateau. Forcément, en grands fans que nous sommes, nous avons mis le cap sur le quartier du Mistral et réussi à le trouver sans problème. Bon, c'est pas comme dans la série, mais c'est pas grave, c'était quand même trop bien.













Après coup j'ai regretté de ne pas avoir été avec mon propre bateau, ça aurait été plus simple que de le laisser au port pendant une semaine entière.

Marseille - L'île Rousse, version "ouh la on aurait du se faire des sandwichs"

Forts de leur voyage en Irlande de l'an dernier, mes chers parents m'avaient prévenue : tu vas voir, sur le bateau ça va être trop bien, y a plein d'animations, de restos... De mon côté, dans mes vagues souvenirs de voyages en Angleterre ou même en Corse quand j'étais petite, j'avais cette idée là aussi.

Malheureusement, quand on a vu le bateau sur lequel on allait faire la traversée, on s'est dit "Oh oh...". Même mon yacht gonflable sans rames acheté 10€ à la Mini Fouine l'été dernier est plus grand. M'enfin bon, toute façon on a une cabine (oui, on a la classe ou on l'a pas), donc on va pioncer et tant pis si y a pas de soirée karaoké.
Le seul truc c'est qu'on pensait pouvoir manger bien et à un prix abordable sur le bateau. Du coup, à part un paquet de Pringles (enfin des faux bien sur, Marque Repère oblige) et un autre de Cookies (même remarque) achetés A L'INITIATIVE RISQUEE DE CAROLE ET ELOISE LORS DES COURSES PRE-VOYAGE CHEZ DOUDOU, on n'avait pas de provisions. Mais quand on a vu le prix de l'unique resto du bateau, Maman et Papa nous ont presque remerciées d'avoir enfreint la règle "on évite de manger des cochonneries". Résultat des courses : rapatriement au "self service" (un espace de 4,5 m² où l'on peut se procurer des sandwichs à 12€ le cm de baguette et des canettes de Coca aussi chères qu'au Ritz), achat groupé de 2 sandwichs pour 4 (Papa s'est dévoué pour ne pas en prendre, faut dire qu'il s'était enfilé le dernier jambon beurre de la glacière 20 minutes avant d'embarquer), un p'tit truc à boire et... HUM QU'EST CE QUE C'EST BON LES PRINGLES ET LES COOKIES !!!!!

A part ça (mais bon, c'est quand même pas rien surtout pour la famille Percier), rien à signaler. Voir s'éloigner le port, puis la ville, puis la côte sous le soleil qui se couche c'est quand même sacrément joli. On a tous dormi comme des loirs et le réveil nous a réservé une bonne surprise : la Corse était toute proche ! Ça a du être une des seules fois de ma vie où je ne faisais pas la tronche alors que je m'étais levée avant 7h du mat'...

















En partant de Marseille...

Mediteranean by night...

En arrivant à l'Ile Rousse
(c'est le nom d'une ville Corse, pas le surnom de la Corse, pour ceux qui s'y perdent)


C'est parti pour la glandouille

Après avoir tourné un petit peu pour trouver un camping, nous avons réussi à trouver LE camping des vacs. A 5km de Calvi, en plein milieu de la grande baie, accès direct à la plage, de l'ombre (trop pour certains)... Le pied. Surtout quand on a un emplacement 4 fois plus grand que les autres, et 3 fois plus grand que l'appartement : 140m2 pour caser 2 tentes, une voiture et du bazar, c'est le grand luxe !

















La passerelle au dessus du chenal...                                                      ...pour aller à la plage (le mec en planche c'est Papa)

 

Montage de tentes (et frime au passage avec la villa pliable, dernière acquisition de la famille Percier), déballage de bazar, mettage de maillot et... direction la plage, que nous avons squattée comme des fous une semaine durant. A partir de là c'était le pied : p'tit dej, plage, repas, vaisselle (au camping c'est fun), plage, douche, apéro, dîner, dodo, p'tit dej, plage, etc. pendant 7 jours non-stop. Tout ça sous le soleil, bien sur. Trop dur. J'ai failli avoir une attaque de stress le 3e jour, car je ne savais plus si c'était l'heure de la plage ou de l'apéro (saucisson, coppa et fromage power... miam miam ils ont de la bonne bouffe là-bas aussi !).

Message à ceux qui s'ennuient sur le sable : pour vous occuper sur la plage, inspirez-vous des lignes suivantes.

 



Investissez dans un yacht gonflable ! Déjà, vu que ça se dégonfle, le regonfler toutes les heures ça occupe. Et après et ben... c'est l'éclate totale (ou bien la honte pour ceux qui vous connaissent mais qui ne sont pas dedans, mais ça occupe aussi).







 

Un peu de pêche par-ci par-là (avec des cannes home-made, ou plutôt camping-made) voire de plongée sous-marine (avec des fusils camping-made aussi), de construction de murs anti-soleil et anti-vent (oui ça souffle quand même), championnats du monde de mots flêchés... Et c'est le panard total quoi !
 

Bref, vous l'aurez compris, pour nous, la "glandouille on the beach" c'est le paradis, surtout en si bonne compagnie.


Un peu de tourisme quand même

Puisque nous n'avions jusque là bougé nos fesses du camping uniquement pour des raisons de survie (acheter à manger, aller manger une glace ou une pizza, ou aller frimer dans les rues de Calvi), nous nous sommes décidés à aller faire une petite visite touristique dans l'intérieur de l'île. Si les plages corses sont superbes, les rivières ne sont pas mal non plus.

 

Les grandes montagnes font de tout ça un paysage assez impressionnant mine de rien, et si j'étais restée plus longtemps là-bas, je crois que j'aurais fini par décoller de ma serviette pour quelques jours afin d'aller découvrir l'intérieur plus en profondeur. Au moins, comme ça j'ai une excellente raison d'y retourner (et d'y trainer Diego, car l'argument "les plages sont supers" ne suffira pas à le convaincre).

 

Après une excellente après-midi de barrages et plongée dans les eaux claires de la rivière, direction Galeria, une petite ville côtière dans une baie au sud de Calvi.

 

Qu'est-ce que c'est dur les vacances...


 


 

Moment d'inspiration artistico-cailloutico-plagicotale, by Eloïse and Carole.

 


Notre pêche miraculeuse

Un matin, très tôt, Eloïse et moi nous sommes levées avec la ferme intention de ramener le repas. C'est donc à bord de notre superbe chalutier (oui, c'est plus un yacht, c'est un chalutier, en fait c'est un bateau multi-fonctions) que nous sommes parties affronter la redoutable mer. A environ 1 km de la côte, armées de nos superbes cannes à pêche en bois flotté, ficelle de sac poubelle et hameçon-trombones, nous avons réussi à pêcher cette bête :

 

 

 

 

Un superbe poisson d'une bonne quinzaine de kilos !

 

Bon, j'avoue, il a été pêché par des italiens un peu mieux équipés que nous. On s'est contentées de le regarder au moment du nettoyage...

 

Envie d'y retourner !!! 

Mon idole, que dis-je, mon aïeul.

La prochaine fois j'irais le saluer à Ajaccio.

 

 


J'espère que ça vous aura donné envie... En tout cas, nous, on a hâte d'y retourner !

Par Carole - Publié dans : Familia
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés