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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 23:34

Promis, je vais bientôt vous laisser en paix avec l'Andalousie, ceci est l'ultime et dernier chapitre final. Je m'en vais joyeusement vous conter nos aventures à... Cadíz !! "La belle de Cadix, a des yeux de velours, pom pom pom pom pom..."

On avait réservé un bungalow pour 4 (car un copain et sa copine nous rejoignaient, en train quels frimeurs) dans un camping  à Conil de la Frontera, entre Cadíz et Tarifa, donc tout tout tout au sud de la péninsule ibérique. Hop hop hop, une petite carte pour situer :  

Heureusement qu'il fait toujours beau dans le Sud

Sauf, bien sûr, quand on y va... Résultat, tout le trajet de Ronda au camping on a eu... DE LA PLUIE !! Wouhouhhh !! Heureusement notre super bungalow ne prenait pas la flotte (la responsable du camping est quand même venue nous demander dans l'après-midi si l'eau ne rentrait pas à l'intérieur... faut dire qu'ils ne sont pas habitués à la pluie là-bas).

Le soir, on monte dans l'Opel Astra tuning pour aller chercher Gustavo et Elena.

PAUSE : ça va être plus facile si je les présente tout de suite : Gustavo est un des meilleurs potes de Diego ils se connaissent depuis tout petit. Il est super sympa et trop marrant et raconte bien les blagues :D Elena c'est sa copine, super sympa aussi. Ils sont ensemble depuis au moins 10 ans, on les connaît très bien enfin surtout Diego quand même mais bon moi aussi depuis que je suis à Saragosse. Et donc voilà on leur avait proposé de venir avec nous pour les vacances, mais comme eux n'avaient que le pont à partir du mercredi ils nous ont rejoint en train.

Donc pour aller les chercher à la gare de Cadíz. Bien sûr, il pleut encore Arrivés à Cadíz, on suit avec attention l'itinéraire que j'avais intelligemment imprimé sur ViaMichelin, et après un long boulevard d'au moins 3 kms (sans mentir) on arrive enfin dans la vieille ville où la gare est supposée être...

En fait la ville de Cadíz est située sur une presqu'île, la vieille ville est tout au bout sur la partie la plus large mais pour y arriver il faut passer par la bande de terre qui relie cette partie au continent. Et donc comme la ville s'est étendue et bien là aussi c'est la ville, donc sur 3km de long et... peut-être 200m de large pas plus.

Donc on roule, on suit les indications du plan et des panneaux pour aller à la gare, on pense la trouver et Ô MIRACLE nous ne sommes même pas en retard. On se gare, on descend, et là... On ne trouve pas la gare. Pas d'entrée ni rien. Bon. On retourne vers la voiture, et on se dit en fait c'est peut-être plus loin, donc on reprend la voiture, et à partir de ce moment là on refait 2 ou 3 fois le même tour, en suivant les panneaux "Gare", sans jamais voir la gare... Au bout du compte, on les appelle pour savoir si ils sont arrivés, effectivement oui (normal ça fait 20 minutes qu'on tourne), et pour simplifier les choses on leur donne RDV devant un bâtiment reconnaissable, en face de la "supposée gare" (rien n'indique que c'est là mais tous les indices convergent), et on les retrouve là bas sans problème... La gare était bien ce qu'on pensait mais c'était le bazar de trouver l'entrée, tout était caché. Et comme les voies ferrées sont sous terre et bien c'est pas évident... Bref tout est bien qui finit bien ! Direction LE CAMPING !

On repart, sous la pluie, un bon repas concocté avec amour nous attend ainsi qu'une bonne nuit de repos. Dans le froid andalou.

La "Sinpa" au Puerto de Santa Maria

Sinpa pour "sin pagar" qui veut dire "sans payer"...

Le jeudi matin, vu le soleil radieux, non je rigole il pleuvait encore, nous décidons qu'une journée de bronzette n'est peut-être pas la meilleure chose à faire. Suivant les conseils glanés à droite à gauche nous prenons la direction du Puerto de Santa Maria, une petite ville de l'autre côté de la baie de Cadíz.

Pas de photo, désolée, mais c'est pas grave. Car le plus important ce n'est pas la ville qui n'a rien de génial à vrai dire. Surtout sous la pluie. Le plus important c'est donc... notre repas du midi !! Hehe. Nous avons eu la bonne idée d'entrer dans un bar qui n'avait pas l'air mal pour manger. On commande, et quelle bonne surprise quand nos petits plats arrivent... Oui, c'est le cas de le dire, nos PETITS plats !!! Bon, tant pis on mange quand même hein, on n'a pas commandé pour rien !! Donc on mange, c'est vite fait, et là le chaos commence. Pendant tout ce temps le bar s'est rempli, il y a 1 seul serveur derrière le bar, et seulement 2 en salle, un pour chaque moitié et nous on est en plein milieu. On demande l'addition qui n'arrive pas, on redemande... Bref au bout de 30 minutes on nous l'apporte. Deuxième bonne surprise, le prix est inversement proportionnel à la quantité de bouffe ingurgitée. J'avoue que ça fait déjà 1/2h qu'on est en train de faire des plans de sortie à la sauvette, le sac à dos est à côté de moi, Elena s'en va aux toilettes, et mon sang ne fait qu'un tour. Plutôt que de rester à tergiverser avec les mecs sur quelle technique est la meilleure, méthode qui au final va se terminer par un tout simple règlement de l'addition, je prends mon courage (et le sac à dos) à 2 mains et JE M'EN VAIS !! Deux minutes plus tard Elena arrive, puis on attend, on attend, et tout d'un coup voilà les deux kékés qui se ramènent morts de rire. 45€ économisés :D

Comment ça s'est passé ? Après mon départ, quand Elena est sortie des WC les gars lui ont discrètement dit de ne pas s'arrêter et de sortir me rejoindre. Puis ensuite, un groupe de 4 personnes attendait notre table, du coup les mecs se sont levés pour "aller payer" au bar afin que les 4 puissent s'asseoir. Le serveur qui s'occupait de nous est venu, a dit au-revoir à Diego et Gus, puis a essuyé la table, sans rien demander. Les garçons sont allés au bar, ont demandé à quelqu'un s'il pouvait les faire payer, qu'ils n'avaient pas eu l'addition, et le temps que le mec aille faire l'addition, ils sont sortis. Voilà :D :D :D

Pas très sympa mais bon ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient, et nous ça nous a bien fait rire. Le genre de truc qui sera raconté à chaque repas (d'ailleurs depuis il ne se passe pas un weekend sans que quelqu'un ressorte l'histoire).

Le soleil revient !!

Coïncidence ou pas, à la sortie du restau il faisait beau ! On prend donc alors le chemin de Cadíz pour en voir autre chose que la gare fantôme.


La vieille ville, c'est à dire la partie qui est tout au bout du rocher, est assez mignonne, surtout sous le soleil. La baie est vraiment belle, l'océan bien bleu (comme le ciel), et UNE FOIS N'EST PAS COUTUME le remblais n'est pas détruit par des constructions de 100m de haut...

Si mes souvenirs sont bons un des bâtiments qu'on voit au bord de la plage est le casino...



Ci-dessous : un petit air de Bretagne...




 


 


 


Les habitants des rochers (oui oui !!!!)


 


On est allés boire un verre au soleil et Elena et moi avons voulu remettre le coup de la SINPA du midi mais l'élan n'a pas été suivi... Dommage !

Wesh wesh paye ta frime à Tarifa

En étant à 60 bornes de la capitale de la planche à voile et de la "fun attitude" ça aurait été dommage de ne pas aller y faire un tour. C'est donc dans un esprit total Brice de Nice que nous nous sommes rendus à Tarifa, la pointe sud de l'Espagne, là où se rejoignent Mediterrannée et Atlantique. Pour y aller, la route longe la côte et donc les lonnnnnnnnngues plages de sable blanc. Ça change de tout ce que je connaissais jusqu'à présent de la côte espagnole !!! Il n'y a pas un seul immeuble, les dunes sont bien préservées, des campings de surfeurs de temps en temps quand on s'approche d'un bled... On se croirait dans les Landes mais en mieux car c'est un peu montagneux. Impec pour la plage, impec pour les balades.



L'arrivée à Tarifa n'est pas top : une route avec des magasins de surf, planche, fringues "fun", parkings faits à l'arrache pour garer les touristes... Mais bon quand même avec la plage en bas. Et quand on arrive au bout de la route, on rentre par une porte en pierre dans la vraie ville. A partir de là c'est... super. Vraiment super mignon, toutes les maisons sont blanches, les terrasses sont sorties, le soleil donne... Le paradis !!!


 










Au dessus c'est Elena, Gustavo et Diego mais bon on ne les voit pas tellement bi
en, et à droite Gus et Diego

 

 

 

 

Toutes les maisons sont comme celles que vous voyez sur la photo du dessus : blanches, avec du bleu ou du jaune, et des petites fleurs par ci par là... sans oublier les palmiers !!! On se croirait vraiment... heu ben je sais pas où en fait ! Mais c'est sympa comme tout !!!

 

 

 

 




On croise quelques frimeurs armés de leur inséparable planche de surf... L'effet produit est imminent : toutes les gonzesses se retournent ! Ce qui donne une idée à Gustavo : pour draguer, il suffit de se balader en tongs, short à fleur, bronzage adéquat, lunettes de soleil, planche sous le bras (même si on ne sait pas s'en servir, ça personne ne le sait) !!! Un petit investissement au départ mais les résultats sont garantis !!!

En attendant la planche, certains s'entrainent à la maîtrise du "ouais, j'suis un mec fun"...

 

 

Comme je le disais plus haut, Tarifa c'est en fait la pointe sud de l'Espagne. Du coup, on est tout près de l'Afrique ! Oui je sais certains diront que l'Afrique commence aux Pyrénées (hahaha) mais je parle là du vrai continent africain. Au niveau du détroit de Gibraltar, seulement 14 kilomètres séparent les côtes espagnoles des côtes marocaines sur lesquelles on a une sacrée vue. Je ne savais pas que c'était si montagneux. D'ailleurs le bateau qui est sur la photo ci-dessus c'est un ferry qui amène ses passagers au Maroc, c'est largement faisable de se faire l'aller retour dans la journée si on veut.

Mais moi, en tant que grande sportive, si j'y vais ce n'est pas en bateau. Après m'être longuement penchée sur la question (cf photo suivante), j'ai pensé qu'il était quand même meilleur pour ma forme de m'abstenir de la traversée à la nage (hahaha je vous ai déçus hein ??!!!!)

J'y vais ou j'y vais pas ??? L'appel du large... 14km c'est pas rien quand même.

Bon, même si ce n'est pas pour traverser le détroit, je vais quand même faire honneur à mes racines et montrer que je n'ai pas peur de l'eau froide. Seule courageuse de la plage à me baigner quand même. Car en plus on est du côté Atlantique de la pointe donc forcément c'est autre chose que la Mediterrannée, qui n'est qu'à 200m à notre gauche... Non je dec', à mon avis c'est exactement pareil !! Mais OUI JE ME SUIS BAIGNEE !! Le vendredi 21 mars !! Je crois que c'est le bain d'eau de mer le plus précoce de ma vie.

Qui dit capitale de la planche à voile dit... BON VENT ! La sortie de l'eau a donc été presque plus difficile que l'entrée car au final elle n'était même pas si froide que ça... Mais l'air était bien trop frais à mon goût !!!


Y a du monde dans l'eau hein ??!!!!!

Je vous vois venir : OÙ SONT LES PLANCHES ??? Et bien heu... je sais pas :D Si si je sais vous inquiétez pas.

En fait ça c'est la plage du centre, juste à côté du port, et en repartant avec la voiture, on a bien vu des planchistes, mais plus loin en fait. Plus sur les plages au bord des campings (normal, qui a envie de se trimballer son matos pendant 2km alors qu'il peut se contenter de 50m...).

 

 




Photo romantique... Qu'ils sont choux ces deux là...

Au passage, j'espère que vous notez bien que mes cheveux sont MOUILLÉS (preuve que je me suis baignée pour ceux qui n'y croyaient pas...) et qu'il n'y a vraiment PERSONNE dans l'eau (preuve que je suis vraiment courageuse pour ceux qui ne le savaient pas...) !!


 


Hop, une petite glace pour se remettre de toutes ces émotions, et sur ce s'achève notre petite excursion tariféenne...

Coucher de soleil austral

On s'arrête juste rapidement au retour à "Zahara de los atunes", histoire de voir "tant qu'à faire". Bon, pas grand chose à voir au final !!! Bled typique de bord de mer construit pour les touristes, mais ça reste dans le respect des alentours, c'est déjà ça.

On a quand même la chance d'assister au joli coucher de soleil sur l'Atlantique... Et je préfère achever cet article là dessus, plutôt que commencer à vous raconter le dernier jour de nos vacances andalouses, qui n'a rien d'extraordinaire : repos, bouffe, jeux (vive le Hands Up :D), visite de Conil (très sympa, comme Tarifa), bouffe, terrasses, bouffe, et un peu de pluie (bah oui quand même).

Voili voilou, je vous laisse donc admirer les deux oeuvres d'art qui suivent et vous fais de gros gros bisous !





Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 03:14

Bon, avec un peu de retard je vais essayer de mettre ce blog à jour. Entre les nuits sans sommeil et les journées pluvieuses (c'est rare qu'il y en ait donc autant en profiter !), j'arriverai bien à vous concocter un joli petit récit.

Petite escale à RONDA

Pour ne pas faire le trajet Granada-Cádiz (où nous allions retrouver des amis) d'un seul coup, nous avons décidé de passer une nuit dans un village qui, sur les photos et selon les dires, paraissait en valoir la peine : Ronda, dans l'intérieur de la province de Málaga.

Le trajet aura été plus qu'ennuyeux... Partis de Granada en fin de matinée, nous nous sommes arrêtés manger sur une petite plage, avant Málaga. Assez moche, mais bon c'est toujours mieux que de rester sur le bord de la route. Et de toute manière, avec un sandwich au chorizo à grignoter, le truc le plus moche du monde semble alors superbement magnifiquement époustouflement beau. (Non c'est pas vrai, même avec le chorizo et les chips je n'ai pas réussi à faire abstraction des grues qui étaient de l'autre côté de la route et des voitures qui passaient.)

Enfin bon, tant pis. On reprend la voiture, direction Málaga puis Marbella. Marbella, Marbella, ça vous dit quelque chose non ?! Oui oui, c'est ça : là où voulait aller Michel Saint Josse (Gérard Lanvin) en vacances, dans "Camping"... Quelle référence, oui, je sais, mais ON A LES MÊMES parce que vous le saviez aussi, alors hein pouet pouet. En tout cas, Michel (Saint Josse), crois moi, tu n'as rien à regretter. Les Flots Bleus, même avec Patrick (Chirac), c'était au moins 100 fois mieux que Marbella.

À l'origine, le coin devait être joli puisque c'est assez escarpé, juste au bord de la Méditerrannée. Mais bon les promoteurs immobiliers ont fait leur boulot : entre deux tours on peut à peine distinguer la couleur de l'eau... Marbella bourrée de kékés en Mercedes décapotables, accompagnés de l'inévitable blonde à forte poitrine et lunettes mouches sur le siège du passager.

Donc un petit conseil : pour les amoureux des jolis paysages, des bords de mer sauvages, de la tranquillité, des cabanes en bois et des tentess Maréchal 6 places double toit, n'allez JAMAIS passer vos vacances là-bas !!!

Heureusement, nous n'avions même pas besoin de nous y arrêter, puisqu'on allait plus à l'intérieur. Malheureusement, le cauchemar n'était pas fini : 3h de route pour faire une centaine de kilomètres... Au moins on a pu admirer le paysage qui devenait de plus en plus joli au fur et à mesure que les immeubles disparaissaientet étaient remplacés par des baraques bien bourges. Mais bon la camionnette à 3 roues qui était une vingtaine de voitures devant nous n'avançait vraiment pas vite dans la montée du col... Donc le voyage s'est fait un peu détestable.

Bref ! Après un lonnnnnnnng voyage nous voilà arrivés à RONDA !!!!!!!!!!!!!!!

Une ville coupée en deux

Ce qui fait la particularité et le charme de Ronda c'est la brêche qui sépare la ville en deux. Un joli canyon de près de 100m de profondeur, tout étroit, au fond duquel coule la rivière Guadalevín. Ça ne rivalise pas avec le Camfrout et le pont de la place de La Poste, mais pas loin.

 


 


 


 

Les jardins suspendus de Babylone (blague)


 


 


 

 

En regardant bien, on voit effectivement en tout petit petit petit une rivière qui coule au fond de la gorge !! Et oui, ça paraît bien haut n'est-ce pas ???


Photo prise en plein saut (afin d'évaluer la profondeur du canyon à partir de la mesure du temps de la chute et de mon poids), c'est pour ça que les maisons semblent un peu de travers... (2e blague)


La ville est donc étalée des deux côtés de la brêche, et trois ponts permettent de passer d'un bord à l'autre. Du plus vieux au plus récent, on a : le pont arabe, le pont vieux (qu'on voit sur la photo ci-dessus), et le pont neuf (qu'on distingue sur celle de droite et qu'on voit bien sur celle d'en dessous).


















Ce dernier est vraiment très impressionnant, car il est situé là où la falaise est la plus profonde. Inutile de préciser qu'il est déconseillé de faire des plongeons d'en haut. Sauf si on veut se la pêter. La tronche, bien sûr.









Le petit hôtel où on a trouvé une chambre : super. Dans la partie la plus vieille de la ville, tenu par une dame très gentille, avec p'tit déj' inclus alors que c'était écrit sur le site que ça ne l'était pas... Donc que des bonnes surprises. Ça nous a fait du bien de dormir dans une chambre digne de ce nom, et de se laver dans une salle de bain de laquelle on ressort effectivement plus propre qu'à l'entrée...





Je vous mets maintenant quelque photos de la ville, qui est vraiment super jolie, et des deux côtés en plus. Maisons blanches, quelques petits immeubles bourgeois dans la rue principale, une super vue sur la sierra qui l'entoure : des petites montagnes et des champs bien verts. Enfin bon, inutile d'en dire beaucoup plus : nous sommes tombés sous le charme...




































 

Et le point d'orgue du séjour : l'instant dégustation. On a goûté aux "buñuelos", des sortes de beignets mais pas tout à fait des beignets quand même, avec du chocolat chaud par dessus, hummmmmmmmmmm c'était bonnnnnnn !!!!!!!!!!!! À partir de là c'était terminé, Ronda faisait désormais partie de notre histoire !!!!

Un autre point important de Ronda : ses arènes ("la plaza de toros"). Elle est très célèbre, je sais plus pourquoi. Mais devant on a rencontré une star de la chanson française (finaliste passée incognito de La Nouvelle Star 2005). Elle voulait pas rentrer dedans car payer 5€ pour voir un grand bac à sable et des bancs autour, MERCI BIEN ! Donc bon on s'est contentés de la prendre en photo auprès d'une sacrée bête (quel courage elle a eu), devant les arènes :



Très chers et fidèles lecteurs, je m'en vais lâchement vous abandonner mais vous promet de revenir très vite avec Semaine Andalouse : part III, suite et fin du voyage
un futur best-seller.
En attendant, je vous embrasse tous très très fort, bisous du coeur à mes préférés, et... à très bientôt !!!
Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 21:36

Avant de rentrer dans le vif du sujet, expliquons le pourquoi du comment de ces petites vacances.

  • Première chose, je fais mon stage à la fac, et le vendredi 14 ainsi que le mercredi 19 étaient fériés (San Braulio et San Pepe*).
  • Deuxième chose, l'ensemble du personnel de la fac (ainsi que les étudiants) étaient en vacances du jeudi 20 au dimanche 31 inclus.
  • Troisième chose, Dieguito était en vacs du samedi 15 au lundi 24 inclus.
  • Enfin, je suis assez libre au niveau des horaires pour mon stage.
Résultat : j'ai imité la majorité des profs de mon département en n'allant pas bosser le lundi 17 et mardi 18, et ainsi j'ai eu la chance d'avoir eu des vacances (dont je profite encore) d'un peu plus de deux semaines.

Mais attention hein : la première semaine c'était vacances vacances, mais la 2e c'était vacances studieuses. J'ai même ramené, allez, je vais vous donner du rêve, un livre de 600 pages sur la modélisation et les techniques de simulation, tout en anglais... Wouhouhhh !!

Donc voilà avec mon chérichou nous avons pensé qu'il serait bon de profiter de cette semaine de vacances en commun pour nous ressourcer et changer un peu d'air, c'est pourquoi nous sommes partis direction l'ANDALOUSIE !!! Alors si vous voulez découvrir avec moi les régions de Granada, Málaga, Cadiz, Jaén, et Sevilla (5 provinces sur 8 quand même), c'est parti pour la lecture !!!

Le voyage aller

Départ 7h de Saragosse, ponctuels (une fois n'est pas coutume), prêts à affronter les 8h de trajet qui nous séparent de notre première étape : Granada. Jusqu'à Madrid, un jeu d'enfant, la route on la connaît à force de faire tous ces allers-retours Saragosse-Aéroport de Madrid. Contourner Madrid nous prend quasiment 1h, rien que pour ça t'as envie de refaire le même chemin. Heureusement, le copilote du siècle Carole Percier est là, résultat : on ne loupe aucune sortie et on arrive sur l'autoroute du Sud sans problème... Joie, allégresse... ou désespoir puisque nous en sommes aux... 2/3 du chemin !!!! AAAAAH !!!!!


Et on roule et on roule, rien d'intéressant à raconter je pense. Traversée de la "Castilla-La Mancha" au milieu des moulins du Quijote, arrivée à Jaén et ses oliviers. Impressionnant : partout partout partout partout des oliviers, jusqu'au sommet des montagnes !!! En même temps, ils n'ont pas grand chose d'autre donc autant exploiter au maximum les ressources. En arrivant là-bas, gros contraste car le paysage commence à s'escarper un peu, nous passons d'ailleurs par un tronçon en construction, c'est moi qui conduisait et AU SECOURS on était tellement au bord du vide que j'ai failli lâcher le volant.

Bref, voilà après 8h de voyage nous arrivons à GRANADAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!

1ère étape : Notre super auberge et les côtes de l'Albaycín

On s'y était pris un peu à l'arrache pour partir, du coup il ne restait plus beaucoup de choix pour l'hébergement. Résultat : on a une réservation de 3 nuits dans une auberge de jeunesse du quartier arabe de Granada. Sur les photos ça a l'air sympa, mais apparemment c'est compliqué d'y arriver.



Effectivement. Au moment crucial du voyage, la copilote a craqué (vous savez bien, au moment où tout le monde en a ras le c**, et où la moindre erreur donne suite à une engueulade du style "P***** FAIS CHI** ! JE T'AVAIS BIEN DIT QU'IL FALLAIT PAS PRENDRE A GAUCHE ! TU SAIS PAS LIRE UN PLAN OU QUOI ??!!! CHI*** !" enfin bref les joies des voyages en voiture). Du coup, nous avons eu droit à une visite en voiture de ce très joli quartier qui n'est PAS DU TOUT fait pour les voitures.


Ce sont des rues entièrement PAVÉES, d'une largeur moyenne de 2 MÊTRES, ça MONTE et ça DESCEND sans arrêt, il y a des SENS UNIQUES, voire des RUES PIETONNES partout, plein de monde À PIED, c'est un vrai LABYRINTHE.

 

                            Ça c'est l'Albaycín (en haut et en bas)

Mais bon, après 1/2h de tournage en rond pour essayer d'en sortir, on finit par y arriver, et à se garer. Pas à l'auberge, non non, en bas du quartier (car j'ai oublié de préciser que c'est presque impossible de se garer là-dedans). Soulagés, jusqu'au moment où je me rends compte qu'il faut qu'on REMONTE tout ce qu'on vient de descendre, cette fois-ci... À PIED AVEC LE SAC À DOS QUI PÈSE 1 TONNE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!! Enfin bon, pas trop le choix, c'est parti. Après 20 minutes de souffrances intolérables (il fait chaud, ça monte, c'est lourd), nous voilà arrivés à notre super auberge. Ça a l'air sympa effectivement.

Ah sauf que nous on n'est pas dans ce bâtiment... On est à 200m du bâtiment de l'accueil, dans une maison, avec une chambre pour nous 2 très jolie et moderne (...) avec la vierge qui veille sur nous au-dessus du lit. Allez une bonne douche pour se remettre en forme... La salle de bain est crade à gerber mais bon c'est pas grave c'est tellement plus folklorique comme ça.

Bref, on ne s'attardera pas sur l'auberge, le p'tit déj dans le sous sol gelé avec le frigo cadenassé c'était marrant, les cheveux dans la baignoire et le dentifrice sur le miroir aussi, mais bon on n'est pas non plus trop compliqués donc c'était quand même bien d'avoir un bon lit au calme pour se reposer de nos journées exténuantes (non ce n'est pas ironique pour une fois). Je regrette juste d'y avoir oublié mon t-shirt favori et surtout mes chaussons chaussettes adorés, snif snif, sous l'oreiller avant de partir...


Après notre installation (c'est vite le bordel vous trouvez pas), départ pour se dégourdir un peu les jambes et découvrir le quartier, tout le monde nous a dit que c'était super. Et le pire, c'est qu'ils avaient raison !! C'est vraiment super joli, Granada c'est assez grand comme ville mais quand on est dans l'Albaycín on a l'impression d'être dans un petit village.



J'avais hâte de voir les maisons blanches andalouses, j'ai été servie !!!

Tout le haut du quartier est comme ça : murs blancs, forges noires pour les portails et les rambardes des terrasses (sur le toit) et des jardins, briques oranges, arbres bien verts (orangers...) et le tout sous un ciel plus bleu que bleu. Ça valait le coup !

Les terrasses sont blindées, on se croirait vraiment en été... Aaaah la la les 8h de trajet et le cadre de la vierge marie au dessus du lit sont vite oubliés.

Ensuite, plus on descend, plus ça devient "normal" mais on reste avec les maisons blanches et c'est trop coooooool (cf photo du dessous à droite) !!!!!!!!


 
























Enfin, je ne peux me permettre de zapper l'étape incontournable d'une petite balade dans l'Albaycín : le mirador de je ne sais plus quoi, dans la partie haute, qui offre à tous les passants une vue imprenable sur l'emblême de Granada, que dis-je, une des candidates aux 7 nouvelles merveilles du monde, je parle bien sûr de...
L'ALHAMBRA !!!!
-Merci Carole pour cet intermède publicitaire-

C'est donc en bons touristes que nous avons fait COMME TOUT LE MONDE, c'est à dire, nous asseoir sur le muret et prendre des photos :


Et voilà, au 1er plan, deux relous qui nous ont gâché la photo, et, au 2nd plan, l'Alhambra. Cf plus loin pour des détails croustillants (sur le palais, pas sur les relous).
Au fond : la Sierra Nevada (sur la gauche on voit de la neige). Granada est située à 600m d'altitude.






























Enfin, tout en bas du quartier, là où se rejoignent la nouvelle ville -catholique- et l'ancienne ville -arabe-, des rues pleines de boui-boui où il fait bon se promener, le nez en l'air, à humer les bonnes odeurs de patisseries au sésame, miel et autres délices...

La remontée à l'auberge (sans mentir, au moins 1430m de dénivelé ! bon ok j'exagère mais ça grimpe), dans la nuit, sans plan, fatigués, perdus, s'est avérée 3 FOIS (oui les 3 soirs, plus pas mal de fois dans la journée où c'était pareil sauf qu'il faisait jour mais ça ne nous aidait pas vraiment) très douloureuse et difficile. D'où la pleine satisfaction de retrouver notre confortable (...) lit dans notre jolie (...) chambre une fois en haut...

Allez, un peu d'histoire quand même !!

Puisque j'ai appris par coeur le guide du Routard je vais vous en faire profiter. Car vous m'entendez (ou plutôt vous me lisez) parler de quartier arabe ou nouvelle ville catholique depuis tout à l'heure mais je suis sûre, incultes que vous êtes, que vous ne comprenez pas pourquoi ?!!

En fait, il faut peut-être rappeler qu'il y a très longtemps l'Espagne était arabe. Même Saragosse !!!! Mais les chrétiens commencèrent à vouloir la reconquérir, à partir des années 1000 par là. Et en 1236, ils réussirent à prendre Cordoba (Cordoue), alors capitale du royaume (ou de l'émirat, enfin bref, la ville la plus importante à l'époque quoi !). Du coup, tous les Maures se réfugièrent... à Granada, et commença alors le véritable essor de la cité. Les Nasrides réussirent à dominer Granada, émirat indépendant, pendant près de 250 ans, période au cours de laquelle ils conservèrent leur pouvoir, leur force, leur culture, tout en résistant aux armées castillanes. Cependant, tous les émirs furent vassaux du roi de Castille, devaient lui verser un tribut annuel, les Maures durent le défendre contre les musulmans (leurs propres frères), comme par exemple lors du siège de Séville en 1248. C'est en satisfaisant les exigences des chrétiens que Granada réussit à résister si longtemps. Mais c'était sans compter sur l'arrivée du couple légendaire Fernando de Aragón et Isabel de Castilla, qui, en 1482, réussirent à faire tomber une à une les dernières cités arabes de l'Andalousie, et à en terminer en prenant Grenade, l'ultime résistante.

Malgré la promesse d'Isabel la Católica de respecter la liberté de culte des musulmans, ces derniers se virent obligés à se convertir, pendant que leurs mosquées et palais étaient tous saccagés... Super la promesse. Sauf l'Alhambra "dont la splendeur transcende les religions". En 1526 Charles Quint déclare qu'ils doivent adopter la langue, les coutumes et les vêtements des chrétiens. Bref, c'en était fini.

Mais quand même, Granada a gardé des bonnes traces de son histoire arabe, et heureusement, car, selon nous 2, c'est l'architecture, l'Alhambra bien sûr, la population beaucoup plus métissée que dans le nord, les traces de la culture arabe... qui font tout le charme de la ville.

L'Alhambra ("la Rouge", en arabe)

Le dimanche après-midi, après une promenade matinale et un bon pique nique au soleil, c'est parti pour la visite de l'Alhambra. Entrées réservées 2 semaines avant par Internet car ils n'en vendent pas pour le jour même, ou très peu. Il faut, une fois de plus, MONTER et MONTER et MONTER pour y arriver. Suivant les conseils de beau-papa, on a réservé tout l'après-midi pour visiter : à 15h on est aux portes du palais.

Alors pour vous situer, l'Alhambra est en fait une grande forteresse palais qui surplombe la ville, composée de la "Alcazaba", du "Generalife", des palais Nasride, et du palais de Charles Quint. Des jardins luxuriants (mot intellectuel) bordés d'allées ombragées séparent les différentes parties de la cité.

On commence par le Generalife, la partie qu'on a préférée. C'était le palais où les rois de Granada venaient se reposer, et accueillaient leurs invités. Les bâtiments sont plutôt simples (enfin "simple" mettez le dans son contexte : ça reste un palais quand même !!!) mais les jardins sont vraiment agréables : bassins, fontaines, ombre, fleurs, arbustes... C'est super super joli.



 


































Une loque humaine en perdition

Ensuite, l'Alcazaba. C'est une forteresse dans la forteresse, disons la partie vraiment défensive de la cité. Pas super joli mais quand même ça vaut le coup car c'est très vieux (c'est la partie la plus ancienne) mais ce sont des ruines très bien conservées.


Le palais de Charles Quint : alors là, super. Le truc qui dénote dans le paysage. Toute l'Alhambra est dans le style arabe, sauf ça un gros machin tout carré en plein milieu, et à l'intérieur comme un grand amphitéâtre :
Là on a quand même eu de la chance : une française un peu spéciale s'est installée au milieu, et s'est mise à chanter. Du grand opéra. Après elle est montée aux balcons et en a remis une couche. Sauf que là y avait un groupe de japonais et ils ont tous applaudi et en redemandaient. Donc c'est parti pour un 3e concert. Elle était bizarre quand même.




Enfin, les palais Nasrides. Ceux là on s'en souviendra. En effet, quand on commande les entrées, ils demandent si on veut visiter en matin ou en après-midi. Nous on n'avait plus le choix, donc c'était l'après-midi d'office. Et ensuite, ils attribuent 1/2h pour visiter les palais Nasrides. Donc sur notre billet c'était écrit 19h-19h30 : palais Nasrides. Et impossible de rentrer avant ou après, avant l'heure c'est l'heure, et après l'heure c'est plus l'heure ! Comme on nous avait dit qu'il fallait une bonne après-midi pour tout voir on était là-bas depuis 15h-15h30, seulement, vu qu'on n'est pas non plus le genre de personnes à passer 10 minutes devant chaque pierre, à 17h30 on avait tout vu. Sauf les palais Nasrides, qu'on ne pouvait pas voir avant 19h !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! On n'allait pas partir car ça vaut vraiment le coup, parît-il. Donc voilà, 1h30 à attendre (petite pause goûter sieste au soleil), et enfin l'heure est arrivée. Une visite d'au moins... 15 minutes et c'était fini.













Mais bon c'est vrai que c'est impressionnant.
Tout l'intérieur est comme ça, c'est travaillé dans les moindres détails, c'est vraiment très très très... impressionnant (pardon pour la répétition).

Le bémol : le truc le plus célèbre des palais Nasrides c'est "la fontaine aux lions". Une fontaine qui est soutenue par des lions (merci pour la précision). Des faux lions bien sûr !!!
Et voilà nous on ne l'a pas vue. On a juste vu le bassin, au milieu de la cour, mais enfermé dans un vieux cube en verre du coup ça emmochissait tout. Et les lions étaient partis se restaurer (pas manger, bande d'idiots !! se FAIRE restaurer !!!).

Donc bon les palais Nasrides c'était bien mais si on avait pu éviter de poireauter 1h30 pour les voir ça aurait été mieux.




Les Alpujarras

La Sierra Nevada (c'est d'ailleurs dans cette chaîne de montagne qu'est le plus haut sommet d'Espagne, le Mulhacen ou quelque chose comme ça, 3 482m) est toute proche de Granada. Et sur ses flancs se cachent les villages les plus hauts du pays : les Alpujarras. C'est dans ces montagnes que se sont réfugiés les Maures quand les Catholiques reconquéraient Granada. Nous avons donc passé une journée dans ces petits pueblos d'altitude.

C'est mignon, c'est vrai : maisonnettes blanches, rues étroites, fleurs rouges, feuilles vertes, dans la montagne... Mais bon la journée entière ça a fait un peu long et j'avoue qu'à la fin je n'en pouvais plus. Mais bon ça nous a fait un bon bol d'air, on a bien mangé, et ça nous a changé un peu.





 



















Le miam miam

Je ne vais pas m'étendre sur le chapitre bouffe car vous me connaissez, quand je commence c'est difficile de m'arrêter. Juste 2-3 mots : c'est trop bien car quand on prend un truc à boire on a une tapa avec !!!!!!!!!! Et ce n'est pas une légende ! Un petite part de tortilla, des olives, du fromage... Partout ils donnent quelque chose ! Donc forcément, j'ai bien aimé. On a même eu dans un bar sympa un peu alternatif, avec la 1ère bière un petit plat de chistorra (comme du chorizo) avec de la sauce tomate et des patates, pour 2, et après avec un verre de vin, un petit plat de gratin d'épinards au fromage (j'aime pas les épinards et Diego n'aime pas le fromage donc celui-ci n'a pas eu beaucoup de succès mais bon) !!! En sortant de là même pas besoin d'aller dîner !!!!

Bon par contre il ne faut pas être pressé car la rapidité ne fait pas partie de la culture andalouse. Un soir dans un resto les serveurs ne savaient même pas ce qu'on avait commandé, donc au moment de l'addition c'était assez marrant. Sauf quand ils nous l'ont apportée et qu'on en avait pour 10€ de plus que prévu... Mais ça ne s'est pas passé comme ça, on leur a gentiment fait remarquer qu'il y avait un problème et ils nous ont méchamment donné la -à peu près- correcte addition 10 minutes plus tard.



Allez les loulous, on va s'arrêter là pour l'instant, ça vous fait déjà un peu de lecture, et rendez-vous très bientôt pour la suite des vacances. Direction Ronda et Cadiz !!!

Bisous mes petits choubidoubidous
Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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