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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 17:15

Jusqu'à vendredi dernier, les verrines étaient pour moi des inconnues au goût agréable (j'en avais déjà gouté) et à l'aspect apétissant. Maintenant, je les connais beaucoup peu mieux car... J'AI FAIT MES PREMIERES VERRINES !!!


Bon, ok, y a pas de quoi en ch*** un cake mais depuis le temps que ces 6 petits verres me lorgnaient au fond du placard, les remplir a représenté l'aboutissement de presque 2 ans ans de préparation psychologique.


J'ai de la chance car, si en Espagne ils sont les rois des tapas, ils ne sont pas encore habitués à les présenter de cette manière. Du coup, devant mon public hispano-colombien, j'ai fait fureur : entre la présentation et la saveur, je peux dire que je ne me suis pas loupée.


Cessons le baratin et venons en au shmilblick : les recettes et les photos. C'est parti, sortez votre langue et préparez-vous à vous lêcher les babines.


PS : Avant de commencer, je tiens à préciser que ces recettes ne sont pas de moi, je les ai trouvées sur le net et les ai arrangées à ma sauce.

PPS : Ce message est dédicacé à mon frérot chéri et à sa choupinette, les pauvres Canadiens en mal de bonne bouffe.


Tartare de concombre aux olives noires

Ingrédients (pour 6 verrines) :

  • 2 concombres (des petits comme ceux qu'on a ici, ou sinon un seul si ce sont des grands comme ceux qu'on trouve généralement en France)
  • 250g d'olives noires "aragonnaises" (asaisonnées à l'ail et au laurier, ici elles sont vendues en vrac pas cher du tout -c'est pas pour rien que c'est le pays des oliviers- mais si vous n'en trouvez pas, faites la marinade vous même en faisant tremper les olives noires nature dans de l'huile d'olive avec des gousses d'ail entières et du laurier)
  • 1 citron
  • Un petit bouquet de coriandre
  • Arissa (pour le petit goût piquant, on peut s'en passer)
  • Huile d'olive (vierge extra of course)
  • Sel, poivre
Epépiner le concombre et le couper en petits dés, réserver dans un bol, le saler et laisser égoutter pendant environ 15 minutes.
Dénoyauter les olives (c'est la partie gore, il vaut mieux éviter d'avoir fait une manucure juste avant, car on s'en fout plein les ongles) et les couper en petits morceaux. Les olives noires sont normalement assez molles donc ce n'est pas facile d'obtenir des beaux morceaux bien réguliers, donc si ça ressemble plus à de la bouillie qu'à des rondelles ce n'est pas grave du tout, bien au contraire.
Mélanger aux olives un peu d'arissa (selon l'envie, mais si vous aimez quand c'est relevé il ne faut pas y aller de main morte, les olives étant assez fortes, leur goût cache celui du piment) et 2 cuillerées à soupe d'huile d'olive.
Mélanger le jus du citron, un peu de sel et de poivre, la coriandre hachée et environ 4 cuillerées à soupe d'huile d'olive au concombre.
Laisser macérer les deux préparations au frais, puis présenter dans les verrines : une couche de concombre (avec un peu d'huile du mélange), une couche d'olives, une couche de concombre (bien égouttés cette fois).

Mon avis : j'ai goûté le mélange de concombre avant de présenter, sans l'avoir mélangé aux olives, et j'avoue que j'étais fosse (sceptique). Par contre, quand on mélange un peu les deux préparations dans la bouche c'est... délicieux. Tout se marie très bien et les saveurs sont assez surprenantes.



Pommes - carottes au miel

Ingrédients (pour 6 verrines) :

  • 4 ou 5 carottes
  • 2 belles pommes (j'ai pris des Royal Gala c'était très bon, je pense qu'il faut qu'elles soient assez sucrées)
  • Du persil haché
  • De la ciboulette
  • Raisins secs
  • Vinaigre de noix
  • Huile d'olive
  • Cumin
  • Miel
  • Sel, poivre
Couper les pommes en fins batonnets et les carottes en fines lamelles (avec l'économe c'est fastoche).
Mélanger les pommes, les carottes, le persil et la ciboulette.
Dans un récipient assez haut mais pas trop large, mélanger :
  • 2 cuillerées à café de miel
  • 2 cuillerées à soupe de vinaigre de noix
  • sel et poivre
  • le cumin (dosage au goût)
Mixer tout ça, et pendant le mixage, ajouter doucement l'huile d'olive (bon alors là c'est pareil la dose j'ai fait au pif, vous goûtez quoi) en continuant à mixer jusqu'à ce que la vinaigrette soit un peu épaisse.
Mélanger la vinaigrette aux pommes et carottes, laisser mariner un petit peu puis présenter dans des verrines (juste avant de servir, sinon toute la vinaigrette tombe au fond) en mettant quelques raisins secs sur le dessus.

Mon avis : DE-LI-CIEUX !!! J'ai adoré, c'était super frais avec le persil, les pommes et les carottes se marient vraiment bien et la vinaigrette miel-curmin-noix est succulente.



C'est tout pour le moment, alors...
Régalez-vous !
Par Carole - Publié dans : Miam miam
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 17:41
Non, rassurez-vous, je n'ai pas troqué ma craie et ma calculatrice pour un fusil et un pantalon camouflage, je n'ai pas déménagé dans le Bouchonnois et je ne chasse pas la galinette cendrée.
Mais ça ne m'a pas empêchée de suivre le sentier des chasseurs (La senda de los cazadores), dans le parc national d'Ordesa dans les Pyrénées, dimanche dernier.

On avait un mariage à Aínsa le samedi, du coup on avait prévu d'aller faire une petite balade le lendemain. Vu mon état au réveil à 9h le dimanche matin (oui oui, à 9h !!!), j'étais bizarrement beaucoup moins motivée.
La tête qui tourne, les pieds qui ont du mal à suivre les ordres de mon cerveau (qui, d'ailleurs, n'avait plus beaucoup de neurones en fonctionnement), les marches de l'escalier qui bougent toutes seules... toutes les conditions étaient réunies pour me faire rester au lit toute la journée.
Mais je suis en grande phase de transformation et je commence à apprécier le sport, alors j'ai pris mon courage à deux pieds et je suis montée dans la voiture en direction d'Ordesa.

Ordesa c'est l'équivalent espagnol du Parc National des Pyrénées. Le fameux Monte Perdido, le cañon de Añisclo, la vallée de Pineta entre autres, en font partie. Ça se situe juste de l'autre côté de Gavarnie.

Alors là nous avons trois fammeux sommets d'Ordesa :
A gauche : el Cilindro de Marboré (3328 m)
Au milieu : el Monte Perdido (3355 m)
A droite : el
Pico de Añisclo
, aussi appelé Soum de Ramond (3263 m)

C'est un parc national qui mérite bien son titre de noblesse : des paysages spectaculaires partout où on regarde. Et en automne en particulier, c'est intéressant de faire un petit détour pour s'en approcher : il y a tellement d'arbres de toutes les couleurs qu'on se croirait... heu ben je sais pas où en fait, mais on s'y croirait.



Une des promenades les plus connues du parc d'Ordesa est celle de la Cola de Caballo : une balade de 9km aller et 9km retour (et oui, quand même), 600m de dénivelé en tout, le long d'une rivière, jusqu'au fond de la vallée où on arrive à une grande cascade appelée la Cola de Caballo parce qu'elle ressemble à une queue  (cola) de (de) cheval (caballo), ils sont pas allés chercher bien loin.

Vu qu'on connaissait tous les deux cette balade (et que, il faut le dire, elle est réservée aux promeneurs du dimanche et moi maintenant j'ai changé de catégorie quand même), nous avons pris une autre option : même destination, mais par un autre chemin. Au lieu d'aller à la cascade par en bas, nous sommes passés par en haut.
Le gros changement c'est qu'au lieu de se cogner les 600m de grimpette au long des 9km (plutôt pépère comme truc), on se met dans les pattes 700m de montée dès le début sans avancer d'un seul mètre. Résultat : 1h30 à grimper sans s'arrêter, et tout ça en parlant (je vous avais dit que j'avais changé de catégorie, avant quand je montais je soufflais comme une malade et je ne pouvais pas aligner 2 mots...).
La belle surprise une fois arrivés en haut ? Je vous la montre dans les photos qui suivent...

Tout en bas, on voit le parking où on a laissé la voiture...

Bobby, frais comme une rose même après l'effort surhumain qu'on venait de faire. Ça m'énerve.
Derrière lui : le
cirque de Cotatuero
.

Encore le cirque de Cotatuero, surplombé par un petit (enfin, comme ça il paraît petit) sommet pointu qui s'appelle el Casco. Juste à sa gauche, on voit une faille dans la montagne : c'est la Brèche de Roland.

Je crois que j'ai déjà raconté l'histoire mais c'est pas grave j'aime radoter.

La légende raconte que Roland (le neveu de Charlemagne) avait perdu une bataille à Roncevaux. En s'enfuyant, pour échapper aux Sarrasins (pas à la farine), il se retrouva face à massif infranchissable : celui du Monte Perdido. Voyant son heure arriver et préférant mourir que laisser son épée Durandal aux mains de l'ennemi, il voulut alors la détruire en la frappant d'un grand coup contre la roche. Mais c'est alors que la lame resta intacte, et fit éclater la roche, créant ainsi une impressionnante faille.

La brèche de Roland est un des paysages les plus impressionnants et emblématiques des Pyrénées : on dirait pas de loin, mais elle fait quand même 40m de large et 100m de haut !!! Je crois que c'est assez facile d'y aller en été, si ça vous tente un jour, je pense que ça vaut la peine. C'est aussi un des uniques passages naturels et accessibles entre la France et l'Espagne, c'est pour ça qu'elle a été très fréquentée par les contrebandiers pour faire passer de la marchandise.

On la voit un peu mieux ici, et là on se dit que l'épée Durandal ça devait pas être une épée de kékés...

L'effort valait vraiment le coup car, en plus de ce premier aperçu de la vallée d'Ordesa, 3 autres belles récompenses nous attendaient :
  • Une extraordinaire magnifique splendide impressionnante vue sur toute la vallée et ce jusqu'à la cascade (c'est-à-dire durant ces satanés 9km) !
  • Tout le reste de la rando, aller-retour EN DESCENTE (du coup, les 18 bornes passent quand même plus facilement) !!!!!!!
  • Une promenade en bouuuuuuuuuuuuuucle car je sais pas si c'est génétique, ou si c'est un caractère spécialement féminin, ou si c'est typique des gens de l'Ouest, mais en tout cas ce que je sais c'est que je déteste revenir par le même chemin...
Je n'ai pas l'intention de vous prendre la tête avec mes descriptions à 2 balles, surtout que je serai obligée de répêter toutes les 2 secondes les mots "splendide", "fantastique", "impressionnant", "magnifique", "énorme", "magique", etc. Donc imprégnez-vous de ce vocabulaire et admirez par vous-même les photos qui suivent, ça vaut la peine.

Le sentier suivait vraiment la corniche... A mon avis, en hiver, si ça glisse... ça craint !

La vallée vue d'en haut

Le sommet pointu au fond : el Gallinero (le poulailler, pauvres poulettes elles doivent se les peler).
Et juste derrière moi... LE VIDE !!!!!!!!!!!!
"Vas y Carole, recule un petit peu j'arrive pas à t'avoir en entier, encore un peu, encore..."

Belle vue de la vallée d'Ordesa que l'on laisse derrière nous.
On a marché tout le long de la corniche qui est sur la gauche.

Et voilà le cirque de Soaso, avec la Cola de Caballo tout au fond : objectif atteint !
On mange, petite sieste dans l'herbe et c'est reparti, faut rentrer avant la nuit.

Une jolie photo prise sur le chemin du retour. Il faisait froid et c'est interdit de se baigner, sinon...


Une heure avant on était tout là-haut ! Pas mal quand même non ?!
Dommage que les couleurs des arbres ne rendent pas si bien en photo que dans la réalité, car c'était superbe.



Voilà l'itinéraire que nous avons suivi. En rouge, la super montée du début, en vert toute la partie qui longeait le vide, et on a commencé à redescendre dans la vallée là où j'ai mis du jaune (sinon je crois qu'on n'aurait pas réussi à rentrer à Saragosse ce soir là...), jusqu'à la Cola de Caballo, puis nous avons suivi le bleu pour revenir à notre point de départ.

En bref, une petite conclusion de cette superbe journée :

Pour faire partir une bonne gueule de bois, rien de tel qu'une belle balade à Ordesa.

(Ou ailleurs, mais c'était pour la rime et pour pas répêter le mot bois.)

Allez, bisous les loulous !

PS : Coco et Chloé, vous avez vu nous aussi on peut se la péter avec nos supers photos, pas besoin d'aller jusqu'au Canada pour frimer !

Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 16:11
En Espagne, toute excuse est bonne pour faire un peu la bringue. La vierge du Pilar en est une, notamment à Saragosse.

Au risque de paraître répétitive pour ceux qui connaissent déjà l'histoire, je vous mets au courant :

L'apôtre Jacques serait apparemment venu en Espagne (alors appelée péninsule Ibérique) le 12 octobre de l'an 40, pour évangéliser ce territoire. Il se serait pris un gros vent de la part des espagnols, et serait alors parti pleurnicher au bord de l'Ebre (le fleuve qui passe à Saragosse).
Et là, tadam, la Vierge Marie serait apparue -en chair et en os alors qu'elle était sensée être à Jerusalem en ce moment, je ne sais pas comment elle a fait- sur une colonne de marbre, pour encourager l'apôtre à poursuivre son travail d'évangélisation et en lui promettant que la foi ne ferait jamais défaut en Espagne.
Jacques aurait alors construit une chapelle bâtie autour de cette colonne de marbre, qui a depuis été bien agrandie puisqu'on trouve aujourd'hui, à ce même endroit, l'impressionnante Basilique de Notre-Dame du Pilar.


Merci Wikipédia, pour plus d'infos rendez-vous ici.

Bien évidemment, cet événement représente beaucoup pour tous les espagnols, et le 12 octobre est aujourd'hui férié dans toute l'Espagne. Mais à Saragosse, LE lieu important de cette histoire, on célèbre cette apparition pendant environ une semaine, à l'occasion des Fêtes du Pilar.

Bon, vous imaginez bien qu'aujourd'hui le côté religieux (qui est quand même à l'origine de tout ça), n'est plus tellement mis en valeur, et que la plupart des personnes profitent surtout de cette semaine pour faire la fiesta jour et nuit. Un peu (beaucoup ?) d'hypocrisie, mais... on ne va pas non plus totalement cracher dessus.


De notre côté, nous avons commencé par célébrer ces fêtes en nous rendant avec des amis à l'Oktoberfest, la célèbre fête de la bière de Munich. Je vous rassure, nous ne sommes pas allés en Allemagne passer la soirée : une délégation allemande vient à Saragosse pendant une dizaine de jours, deux chapiteaux énormes sont montés, et tous les jours de 20h à 5h, c'est saucisses, patates, cochon et surtout bière pour tout le monde (vendue au litre bien entendu), avec pour musique d'ambiance d'agréables tonalités bavaroises...


Inutile de préciser qu'après 2 ou 3 passages au bar personne n'est plus très présentable, c'est pourquoi je vous demanderai de vous contenter de cette unique photo, merci d'avance pour votre compréhension...


La semaine s'est poursuivie tranquillement, avec beaucoup de promenades dans les rues de Saragosse. On a la chance d'avoir du beau temps (presque) toute l'année ici, et même si tous les ans, au milieu du Pilar , le mercure fait une chute vertigineuse, le soleil reste présent.
Du coup, les gens profitent de ces jours fériés pour sortir dans la rue, manger dehors, flaner à gauche et à droite, chiner dans les marchés d'artisanat ou de gastronomie locale... et l'ambiance est très agréable. D'autant plus que tout le centre ville est entièrement piétonnier pendant ces quelques jours... c'est plus sympa de pouvoir se balader sans respirer les gaz d'échappement.

Les drapeaux aragonnais sont de sortie

La rue Alfonso I, qui descend à la place du Pilar :
attention à ne pas se faire marcher sur les pieds !


On en a aussi profité pour aller voir quelques concerts (gratos bien sur) sur la place du Pilar qui était blindée. Au fait, merci Javi pour celui de Jarabe de Palo dans la zone VIP c'était super class


Enfin, "rendons à César ce qui est à César", ou plutôt "rendons aux Fêtes du Pilar ce qui fait les fêtes du Pilar" : le lundi 12 octobre, les gens viennent de toute l'Espagne, vêtus de costumes traditionnels, pour offrir des fleurs à la Vierge du Pilar. Une grosse structure métallique est montée devant la Basilique et, dès 7h, on commence à empiler les centaines et centaines de bouquets de toutes les couleurs.
Même si je n'ai pas eu le courage de me lever tôt pour contribuer à l'élaboration de cette gigantesque pyramide de fleurs, je suis quand même allée faire un tour pour admirer l'offrande, et vous allez pouvoir en profiter :

 

(Désolée pour la qualité, le fichier d'origine est 100x mieux je sais pas pourquoi ça devient si minable, si vous le voulez en mieux demandez-la moi)


Pour terminer cet article, je tiens à vous conseiller de venir à Saragosse autour du 12 octobre, si vous en avez un jour l'occasion. Même si le prétexte de ces fêtes n'a plus autant d'importance qu'avant, on sent toujours une ambiance particulière dans les rues de la ville, et le voyage vaut le détour. Comme ils disent ici :

¡Viva la virgen del Pilar! ¡Viva Zaragoza!


Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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