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Así va la vida en Zaragoza

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 17:37
Ça y est !

Après lui avoir rendu visite (d'en bas) il y a déjà 3 ans, être retournée le voir à la fonte des neiges il y a 1 an 1/2 (le jour ou mon cher père avait tenté de tuer Dieguito en lui balançant une boule de neige en pleine face, il a toujours dit qu'il avait pas fait exprès mais ON A NOS DOUTES mais ceci n'est pas le sujet du jour), et m'être entraînée tout l'été...

JE SUIS ARRIVÉE EN HAUT DU MONCAYO !

En quelques mots, le Moncayo c'est :
  • Une marque de camping cars (fabriqués par ici d'ailleurs)
  • Le point culminant du Système Ibérique (une chaîne de montagnes qui traverse l'Espagne du Nord-Ouest au Sud-Ouest, sur 500km, plus ou moins le long de l'Ebre)
  • 2 314,30 m d'altitude
  • Une montagne qu'on peut voir depuis Saragosse les jours de très beau temps
Bon, ci-dessous, une photo du Moncayo... en hiver !
J'étais tellement à fond dedans que j'ai oublié d'en prendre une le jour de la promenade
La cime : le point culminant à droite de la photo

Départ matinal à 8h, route déserte, beau temps, pique-nique dans le sac à dos... on est prêts. Vu qu'on est tout sauf des kékés, au lieu de démarrer l'ascension comme tout le monde au restaurant qui est au bout du chemin, on se gare 300m plus bas et on grimpe tout ça à pied (ça m'a pas tellement fait rire sur le coup, mais finalement ce n'était pas si terrible).

Première partie de la balade dans un bois, pas mal de monde, vu qu'on a commencé plus bas que les autres on est moins frais (ou plutôt JE suis moins fraîche), donc on se fait doubler par plein de monde.

A la sortie du bois, on arrive au pied du cirque de San Miguel, situé juste en dessous de la cime. Là, les choses sérieuses commencent. La montée du cirque est assez raide, mais cette fois-ci, vu qu'on a commencé plus bas que les autres, on a bien pris le rythme, donc on double tous ceux qui nous étaient passés devant 20 minutes plus tôt !

En bas du cirque


Arrivés en haut du cirque nous sommes presque au sommet. Il reste à longer la crête, continuer à monter un tout petit peu et ça y est : on a torché en 2h les 1000m de dénivelé qui nous séparent de la voiture !

Les stars au sommet

Petite pause pique-nique au sommet (une balade sans pique-nique n'est pas une balade), on a la chance exceptionnelle d'avoir une vue très dégagée à 360º et surtout de pouvoir rester sans bouger sans se congeler. En effet, le Moncayo est réputé pour être caché dans les nuages et où le vent souffle très fort. Ce jour là ce n'était pas le cas, normal, j'étais là.

Après une bonne 1/2h de détente on prend le chemin du retour, on commence à redescendre, on croise tous ceux qu'on avait doublés à l'aller (on les a vraiment explosés) et hop hop hop en 1h30 on est dans la voiture en route pour Saragosse. Si ça c'est pas du sport ?!!

Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /2009 17:25

Hier (samedi 13 juin) avait lieu à Saragosse la 9ème "Ciclonudista" (inutile de traduire).




Une manifestation pacifique et très amusante pour les spectateurs, pour promouvoir l'usage des vélos en ville.
(Inutile de me chercher je n'ai pas pu y aller)


Des progrès à faire...

C'est vrai qu'on a de la chance : la ville est très plate et il ne pleut presque jamais. Du coup, on peut presque tous les jours prendre notre vélo et, pour des trajets de moins de 5km, c'est ce moyen de transport qui est -de loin- le plus rapide et le moins cher (bon c'est sûr si on se déplace à pied c'est encore moins cher mais niveau temps c'est pas top) ! Etant donné qu'en ville on fait rarement plus de 5km, la conclusion est simple : DEPLAÇONS-NOUS EN VELO !!!

Seulement, si les conditions naturelles sont vraiment idéales pour se déplacer en vélo dans Saragosse, jusqu'à il y a très peu, ce n'était vraiment pas le paradis sur terre.
En effet, les conducteurs sont assez hard et n'hésitaient pas à nous doubler -quand ils le pouvaient- comme si on était sur un circuit de formule 1 en nous serrant le plus possible (j'ai failli me faire renverser par un bus comme ça) ou à klaxonner encore et encore jusqu'à ce qu'on se range pour les laisser passer. Du coup, on avait tendance à vouloir rouler sur les trottoirs... Mais soit ils sont trop étroits, et dans ce cas là c'est vraiment galère, soit les piétons nous criaient dessus car on "occupe tout l'espace" (alors qu'ils prennent souvent 3 fois plus de place que nous entre le chien, le caddie de courses, le c*l format XXL de la grand-mère et la poussette du bébé).

C'est pas tous les jours facile... Mais bon ! Petit à petit, ça s'est amélioré, et je dois avouer que depuis mes débuts en vélo à Saragosse (il y a 3 ans), c'est vraiment beaucoup beaucoup beaucoup mieux.

mais ça s'améliore !

Pour l'Expo de l'an dernier, et avec l'essor des vélos en libre service un peu partout en Europe, Saragosse a commencé à monter quelques pistes cyclables et lancé son service de vélos municipaux : "Bizi". Ils se sont rendus compte très rapidement que beaucoup de personnes attendaient ça : chaque jour, de plus en plus de personnes se déplacent en vélo dans la ville, avec les Bizi, dont les listes d'attente sont saturées, mais également (et c'est ça qui est bien) avec leur propre monture. Moi qui me déplace en vélo depuis longtemps, je suis vraiment impressionnée par le changement. Le matin en allant bosser on a même des embouteillages de vélo pour traverser un pont !!!

Face à cette réaction, la ville n'a pas eu d'autre choix que de faire beaucoup d'efforts au niveau des pistes cyclables (maintenant, il y en a un bon circuit et ça va continuer), et a même mis en place une loi qui nous protège un petit peu (mais pas trop quand même) : autorisation de rouler sur les trottoirs dans certaines circonstances, etc.

De leur côté, les conducteurs font des efforts de patience et commencent à comprendre que nous sommes un véhicule de plus avec qui partager la chaussée, et que s'ils ne sont pas contents, et bien c'est pareil. Du coup on roule moins sur les trottoirs et on se fait moins klaxonner.


Bon, les p'tits loulous, je vous laisse et vous dit à bientôt sur les pistes cyclables de Saragosse !

Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /2009 14:47

Arrivés à fin janvier, à quelques jours de l'anniversaire de mon arrivée en Espagne, je crois que le moment est opportun pour revenir un peu sur les derniers mois qui ont représenté pour moi le début d'une nouvelle étape.


Les études terminées, installation "officielle" (ça y est j'ai mon numéro d'étranger) à Saragosse, entrée dans la vie active... Tout ça m'a pas mal chamboulée ! Alors voyons-voir ce qu'il en est de la bretonne aragonnaise que je suis.


Ça y est, je suis ingénieur... La bonne blague !!!

Et oui, après une 5 années de brillantes études supérieures (ça fait très classe de dire ça), mes études d'ingénieur se sont bel et bien terminées quand, fin octobre, je suis rentrée à Nantes récupérer le bout de papier qui me sert de diplôme. (Et accessoirement de passe-temps : je l'ai encadré et accroché en face de mes toilettes pour s'occuper quand on va... bon vous voyez quoi ! HAHAHA non c'est pas vrai je rigole quel humour développé dites-donc...)


C'est vrai que, même si j'étais partie de l'EMN il y a tout juste un an, même si le stage s'est fini fin juillet, tant que je n'ai pas eu diplôme dans les mains, je n'avais pas la sensation d'avoir terminé mes études. Juste l'impression d'être partie en vacances et que, dans 2 ou 3 mois, on va tous se retrouver . Mais non ! Et maintenant, ça y est, c'est fait !


La remise des diplômes est bien tombée : juste le jour de mes vacances de Toussaint. Comme ça j'ai pu y aller, car c'est vrai que sur un weekend sec ça aurait été un peu galère (non, il n'y a toujours pas d'avion Nantes-Zara). Même si je ne suis pas restée à la soirée, ce petit moment avec les mineurs (et surtout les légendaires brecouilles) et le samedi après-midi à Nantes entre potes comme au bon vieux temps m'ont fait énormément plaisir. J'ai ainsi refermé la porte de mon école sur un bon souvenir, qui reflète farpaitement bien les 2 ans et demi que j'aurais passés là-bas.


Allez, bande d'ingés (hum hum), à la revoyure !!!

 

Appelez-moi Mademoiselle Percier

Les études terminées, il fallait bien que je trouve quelque chose à faire pour m'occuper... La chance m'a souri (bon, je l'ai cherchée plutôt), et fin juin j'avais déjà trouvé un boulot pour commencer en Septembre. Tadam tadam... Prof de maths au lycée français de Saragosse !


Bon, ce n'est pas venu comme ça, du jour au lendemain. Ça faisait longtemps que l'enseignement me trottait dans la tête, mais ayant l'intention de rester en Espagne je ne savais pas trop comment faire pour y arriver. Quand j'ai su qu'il y avait un établissement français à Zara, je me suis renseignée pour savoir comment y travailler et voilà le résultat ! 15h par semaine, 2 classes de seconde et 2 classes de cinquième.


Alors, comment ça se passe ???

TREEEEEEEEES BIENNNNNN !!!


Ça y est ,je suis une vraie prof : je rentre le soir en disant à Diego "Tu sais pas ce que m'a fait Machin aujourd'hui ???", je passe mes dimanche soirs à corriger des contrôles (j'en suis à mon 4e stylo rouge) et toutes mes fringues sont devenues blanches à cause de la craie. Et en plus de ça... Je m'éclate tous les jours, et je suis contente d'aller bosser, chose que j'avais toujours crue impossible !!! (En 5 mois je ne suis encore jamais arrivée en retard, c'est un signe qui ne trompe pas...)


Au début de l'année j'étais un peu anxieuse à l'idée de donner des cours à des vraies classes, à des vrais élèves... Mais finalement tout se passe impeccablement bien. J'ai pris le rythme de la préparation des cours, les monstres (non, ils sont très sympas) me respectent comme il se doit, dans la bonne humeur, et certains commencent même à aimer les maths ! Bon, par contre, mes blagues n'ont pas toujours le succès que j'aimerais, mais ça viendra. En tout cas, je suis vraiment contente d'avoir choisi ce chemin qui semble me convenir et qui, pour l'instant, me comble totalement.


Une anecdote :

Les élèves sont, pour la plupart, espagnols. Même s'ils sont dans de ce bahut depuis tout petits et qu'ils maîtrisent sacrément bien le français, il y a toujours des mots qu'ils ne connaissent pas, ou des réflexes qu'ils n'ont pas. Du coup, après avoir été habitués au primaire à dire "tu" à la maîtresse, ils sont arrivés en 6e en devant vouvoyer leurs profs. Ce changement n'est pas forcément évident pour un enfant, mais à mon avis encore moins quand l'école est le seul endroit où ils parlent et entendent le français.

Du coup, j'ai tous les jours le sourire aux lèvres quand les 5e me disent des choses du genre : "Madame, tu peux réexpliquer s'il te plaît ?"


Aragonnaise d'adoption ?

Voyons maintenant comment se passe mon "adaptation" à la vie espagnole. Je mets des guillemets car je ne sais pas si on peut toujours parler d'adaptation après 1 an ici, 2 ans si on compte mon année Erasmus...


Et bien je dois avouer que certains jours, ce n'est pas facile facile !!! J'ai des moments où la famille me manque, les copines aussi, la bouffe, l'humour, PBLV (non je déc' ! J'arrive à suivre par Internet !)... Bref : la vie en France me manque !

Mais, par hasard comme par hasard, ces moments coïncident toujours avec mon retour du pays. Ça dure une petite semaine, puis je me refais petit à petit à la vie ici et le sourire et le moral reviennent en force.


J'en ai parlé autour de moi aux "expats" que je connais et OUF ! je ne suis pas la seule, bien au contraire ! Ça se manifeste chez chacun différemment, mais ça se manifeste. On pourrait appeler ça le mal du pays je pense. Ce qui est drôle (enfin, pas tellement de quoi rire), c'est que ça me fait ça depuis que je suis ici "en CDI" : quand j'étais en Erasmus (en CDD hahaha) je n'avais pas ressenti ce truc.


Forcément, pour moi l'idéal serait de faire un mix de ce que j'ai de meilleur en France avec ce que j'ai de meilleur ici. Mais je sais bien que ce n'est pas possible... Alors je réfléchis et je me dis "est-ce que ça serait mieux si j'étais, au lieu d'être en Espagne, à Trifouillis-les-bains dans la Creuse ?". Et bien non, je ne crois pas.


De toute manière, je n'allais pas rester habiter chez papa-maman, avec les copines à côté, à regarder les DVD des Inconnus avec ma p'tite soeurette en mangeant des crèpes et du fromage toute ma vie...

Alors ici j'ai les tapas, le soleil, les potes, la montagne, la musica, le chorizo, la rigolade, un super boulot, la tortilla, los Hombres de Paco... et surtout Diego !

Voilà tout ce qui me refait sourire quand je reviens de St Brev Beach avec le moral un peu dans les chaussettes.


Moralité : avec une bonne cargaison de fromage qui pue, les vidéos des Inconnus, de Samantha et de Francky, quelques paquets de farine de blé noir et un stock de confit de canard, et enfin, MSN  et le téléphone qui marchent très bien... LA VIE EST BELLE A SARAGOSSE !!!


Donc finalement, ça va plutôt bien. Depuis que je bosse j'ai aussi pu faire des rencontres, et me former mon petit groupe de relations à moi. J'ai la grande chance de travailler dans un endroit franco-français, avec des frenchies pour collègues et les méthodes de travail que j'aurais pu avoir en France. Mine de rien, c'est vraiment super de pouvoir mélanger la vie à l'étranger et un contact permanent avec des français.

Certains diront que du coup je ne déconnecte pas, mais bon moi comme ça je suis contente alors...






En résumé, ma petite vie pépère d'étudiante nantaise a bien changé.

Il y a eu beaucoup de choses en même temps : partir habiter à l'étranger, passer à la "vie d'adulte", faire des choix personnels et professionnels... Alors forcément de temps en temps j'ai eu quelques jours "sans", c'est normal, mais globalement, je crois que je suis sur le bon chemin.



La nouvelle vie de Mademoiselle Percier prend forme petit à petit...

 

Mais là, c'est l'heure de mon rendez-vous hebdomadaire avec la scinepi, c'est pourquoi je vous laisse en vous faisant d'énormes bisous du coeur à vous tous mes chers lecteurs.

Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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