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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /2008 21:51

Après... presque 4 mois d'absence (déjà) me revoilà. J'espère avoir du temps pour tenir un peu plus ce blog à jour...

Pour reprendre doucement, quelques souvenirs de vacances de cet été.

Quelques jours dans le Limousin

Après notre petite escapade dans les Pyrénées espagnoles, nous avons mis le cap au Nord et pris la direction de la Corrèze.

On avait fait du repérage sur Internet avant de partir, et nous avons atterri au camping municipal de Viegeois, bled paumé au coeur du Limousin. Et bien je dois dire que nous en étions... RAVIS !!! 7€ la nuit, au bord d'un lac où on pouvait se baigner et bronzer, avec un petit bar, tranquille pépère, un emplacement digne d'un palace et des vosins comiques... Exactement ce que nous cherchions (le paradis de la glandouille).
























 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


Du coup, nous avons établi notre camp de base là-bas, et profité des alentours : le lac, la Corrèze avec une aprem de canoë (qui m'a rappelé les supers balades en famille, à descendre des rivières, pimentées par 12 engueulades de Papa et Maman en moins de 3h... en fait j'ai compris qu'il était impossible qu'un couple normalement constitué y échappe (aux engueulades)), des promenades dans les champs entourés de vaches limousines et de chevaux percherons qui auront donné naissance à mon charmant surnom : Perchousine... (ça fait très gracieux n'est-ce pas ?!), découverte de Pompadour (très moche), et de 2 "plus beaux villages de France" dont je ne me rappelle plus le nom, de Uzerche (juste à côté de Vigeois) : très très joli (mais on n'a pas eu de chance pour le resto)...

Bon, vu que j'ai beaucoup de temps à rattraper, balançons les photos !

Uzerche city...
































..."Plus beau village de France" de nom inconnu (mais très joli c'est vrai)

 






























Après cet agréable petit séjour de "tourisme vert", nous avons repris la route, toujours plus vers le Nord. La Villa des champs étant squatté par les locataires, le frangin en vacances, les parents à manger de la panse de brebis en Irlande... Nous avons poussé jusqu'au deux-neuf, j'ai nommé le Finistère !!! Bien entendu, un temps fantastique nous attendait : il n'a pas pas plu pendant 6 jours (traduction : il a plus pendant 6 jours).

Suite au prochain épisode, car il se fait tard et demain y en a qui bossent !


BISOUS A TOUS !!!

Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 15:34
Le 22 juillet 2008 fut un grand jour (en plus de l'anniversaire de mon papounet) : c'est là que j'ai terminé mon stage !!!!! En me mettant un bon coup de speed le weekend précédent, j'ai réussi à finir tout mon boulot et de cette façon pouvoir partir en vacances plus tôt que prévu, l'esprit tranquille.

Mettons nous donc en situation :
nous sommes le mercredi 23 juillet, et 1 mois 1/2 de glande nous tend les bras : le bonheur total. Destination finale des vacs : La Villa des Champs à St Brev' Beach. Comme nous avons largement le temps, nous décidons de monter tranquillement vers le grand Ouest en faisant des pauses touristiques sur la route.

Pour satisfaire toutes les envies (c'est à dire un peu de montagne et un peu de plage), nous nous dirigeons donc  dans un premier temps vers la vallée de Benasque (prononcer "Bénasqué"). Diego est aux anges, car il me répête depuis plus d'un an que c'est la plus belle zone des Pyrénées, et qu'il faut qu'il m'emmène, et qu'il connaît un super camping là-bas, et que... bref, je le crois et C'EST PARTIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Où c'est-qu'c'est donc ?

Alors, Benasque c'est dans les Pyrénées aragonnaises, tout à l'est de la région, c'est-à-dire tout près de la frontière entre l'Aragon et la Catalogne. Depuis Saragosse ça fait un petit bout de chemin : presque 3h de route, mais avec des passages supers jolis, dans des gorges impressionnantes, sur une route pas beaucoup plus large que la voiture (heureusement que je ne conduisais pas car on n'y serait jamais arrivés !!!). Malheureusement, pour pouvoir accéder à cette magnifique vallée depuis la France, il faut faire un bon détour soit par Bielsa à l'Ouest, soit par Vielha à l'Est, car il n'y a aucun accès direct (enfin si, mais pour les marcheurs !). Pour vous situer un peu, si on veut Benasque c'est le Luchon espagnol (au niveau de la situation géographique au moins).

Là où il y a le "B" c'est Benasque...

Que dire de plus ? C'est dans cette vallée que se trouvent les deux plus hauts pics des Pyrénées : l'Aneto (3404 m) et le Posets (3375 m), ainsi que de nombreux "3000" : le Perdiguero (3222 m), la Maladeta (3308 m), le Maldito (3 350 m), l'Espadas (3332 m). La vallée est assez profonde, on est donc très rapidement entouré de tous ces monstres de la nature... Pas besoin de vous faire de dessin : c'est très impressionnant. Vraiment différent des autres vallées que j'avais pu visiter jusqu'à présent, beaucoup plus spectaculaire.

Nous avons établi notre camp de base au camping de La Borda d'Arnaldet, 10 km avant le village de Benasque. Entre les montagnes, avec une petite piscine, un bar sympa et un excellent resto : que demander de plus ? On avait même des supers voisins (enfin UNE super voisine surtout), qui devait être payée par le camping pour assurer le divertissement des campeurs : elle passait ses après-midi à faire du taï-chi juste à côté de nous, avec son sabre ou son éventail et en faisant des bruits bizarres !!!! Et le soir, après l'apéro, elle se mettait en tenue de grande montagnarde pour aller promener son yorkshire dans les allées du camping !! Y en a qui en tiennent une couche, vraiment...





L'équipement des pros : chambre, salon - salle à manger de plein air (avec de la vaisselle en porcelaine de Chine... heu, du chinois de la rue !!), et arrière-cuisine.

Et oui, j'ai fait l'acquisition de la "Base" de Decath' (la tente verte) et c'est vraiment super. Montage en 2 minutes chrono, démontage idem, montre en main !







Première balade


Vu ma condition physique, la première sortie avait tout intérêt à être plutôt soft... Sinon on m'aurait retrouvée morte asphyxiée au milieu de la première grimpette !! Mon guide perso m'emmène donc en ce premier jeudi de vacances faire une petite promenade au Forau d'Aigualluts et à l'Ibón del Coll del Toro.



Du départ de la balade jusqu'au Forau, nous avons eu la chance de nous faire accompagner par un groupe de ravissantes créatures. La peau bronzée, l'oeil vif, les cheveux brillants, un pas rapide et léger... Quel moment d'émotion on a passé (surtout Diego, c'était vraiment son style de nana) ! Elles étaient tellement belles que parfois je me sentais mal et me demandais ce que je faisais là-bas, perdue entre toutes ces naïades. Jusqu'à ce que je réalise qu'en fait, elles et moi on était vraiment très proches.

Je parlais bien sûr de mes amies...





...les vaches !!!

Un troupeau énorme paissait dans la prairie traversée par presque tous les sentiers du coin. On aurait pu en faire du camembert avec tout ce lait, dame bon diou ! Malgré mes origines un peu campagnardes (j'ai pas habité pendant 17 ans 1/2 à Besné-les-bouses pour rien non mais), au départ je ne faisais pas la fière. Mais bon, à force de marcher à côté d'elle j'ai compris qu'elles n'allaient pas me faire de mal, et que j'avais au moins un avantage sur elles : je courais sûrement plus vite (je ne peux pas me vanter souvent de ça donc j'en profite !!). En plus, avec leur cloche on est prévenus si jamais une furieuse veut nous charger, donc aucun danger !



Le Forau d'Aigualluts, c'est un gouffre situé à environ 2000 m d'altitude, dans lequel se jette l'eau qui descend du glacier de l'Aneto. Elle s'enfonce donc dans la terre, et ressort quelques kilomètres plus à l'Est, en Catalogne, dans le Val d'Aran, sous le joli nom de... Garonna ! D'ici, cette rivière avance vers la France, traverse la frontière, et continue son chemin jusqu'à l'Atlantique. Alors, conclusions ?! Le Forau d'Aigualluts, c'est en fait la source de la Garonne ! Et les aragonnais sont bien en colère : en effet, si la rivière prend sa source en Aragon, en aucun endroit elle ne passe dans la région de manière apparente ! Un petit bout en Catalogne, et tout le reste chez nous !!!

Premier plan : Diego
Second plan : la cascade qui descend du glacier jusqu'au gouffre,
c'est à dire... les premières gouttes de la Garonne
Troisième plan : à droite, en haut, l'Aneto



Après avoir dépassé le Forau, nous continuons notre petite excursion en direction de l'ibón. Un ibón, c'est un lac de haute montagne (je crois que j'avais déjà expliqué ça une fois mais bon, un rappel ne fait pas de mal). Pour y accéder, on monte vraiment tout doucement pendant toute le chemin, avant de finir par une petite grimpette mais vraiment rien de méchant. Ceci dit, largement suffisant pour se remettre à marcher, car les 2 derniers mois ne m'avaient pas spécialement permis de travailler ma forme !!!





L'ibón est au pied de deux petits pics (qui nous cachent tout le soleil !!), et le chemin parcouru en valait la peine. Ces lacs sont toujours d'une tranquillité à m'en couper le souffle, et j'y resterai volontiers quelques heures à "
méditer" (traduire par "dormir, pique-niquer, faire la sieste, bouquiner, prendre le goûter...").











En plus de l'ibón, qui est déjà une belle récompense, on a la chance d'avoir des vues spectaculaires. Derrière nous, l'Aneto et ses potes surplombent la vallée. Courageux comme on est, on a poussé jusqu'à l'autre côté de l'ibón (ça parait tout proche comme ça, mais ce ne sont pas moins de 20 minutes à marcher sur des gros cailloux pas très stables !!), et avons ainsi pu profiter d'un joli panorama sur le Val d'Aran, en contrebas.



En résumé, une très jolie promenade, idéale pour commencer ces vacances tranquillement et préparer la suite des festivités.


Ils ont décidé de nous pourrir nos vacances, qu'à cela ne tienne, on leur détruira les jambes !



Je parle de Toño et Sandrine, un couple de copains, une bretonne et un aragonnais comme nous ! J'avais connu Toño à l'atelier de clowns que je faisais à Saragosse il y a 2 ans, et on s'est retrouvés un peu par hasard pour jouer au tennis au printemps dernier ! Les parties de tennis n'ayant pas été excellentes (pourtant je comprends pas, je joue vraiment trop bien !), on a trouvé un autre terrain d'entente, et à 4 en plus : bonnes bouffes, terrasses de bars et rigolade ! On leur avait proposé de monter nous rejoindre pendant leur weekend, alors bien entendu ils sont venus, qui aurait refusé ?!

C'est comme ça que le samedi matin nous partions tous les 4 dans la Berlingo arago-bretonne en direction  du Salvaguardía (le pic de Sauvegarde, en français).

Du haut de ses 2738 m (oui oui) il nous regarde d'un oeil arrogant. Et nous, on se dit que c'est rien du tout 1000 m de dénivelé ! Hum hum... On commence tranquillement en traversant une grande prairie qui nous amène au pied de la montagne. Et c'est parti. Ouh la, ça grimpe dur en fait !!! Diego gambade comme un cabri, Toño le suit plutôt allègrement, pendant que Sandrine et moi crachons nos poumons et faisons une pause tous les 10 m (excuse adoptée : y a une jolie photo à prendre) !!!

Allez vas-y Sandrine tu peux le faire








Les iris nous ont accompagnés (c'est toujours mieux que les vaches) tout le long du chemin.
Photo sans aucun doute prise comme prétexte à une pause "récupérage de souffle"...










Bienvenue à KékéLand

Après quelques centaines de mètres (de marche, pas de dénivelé... parce que sinon ça fait un sacré bout de chemin quand même), je prends le rythme et plus rien ni personne n'aura pu m'arrêter dans mon élan ! J'avoue que ce jour là je me suis bien surprise. C'est ça que j'aime bien à la montagne, chaque fois que j'y vais j'ai l'impression de grimper avec plus de facilité, et que je me sens de mieux en mieux. La sensation d'être en train d'aller au bout de moi même disparaît au fur et à mesure des randonnées, alors que la difficulté de celles-ci augmente. Donc c'est bon signe ! Et surtout, bien que ce soient des efforts durs et longs, ils sont toujours récompensés par des vues plus impressionnantes les unes que les autres et par le sentiment de pouvoir être fier de soi.

Arrivés aux 3/4 du chemin, nous faisons une petite halte au Portillón : une brêche dans la montagne, et voilà : un pied en France, l'autre en Espagne ! Un peu plus bas, du côté français, un ibón qu'on peut deviner à travers les nuages...


On reprend des forces, et c'est reparti pour la dernière ligne droite. Sandrine a failli nous abandonner, mais on l'a convaincue qu'il ne restait presque rien. Bon, en fait, c'était le plus dur et il restait quand même un petit bout de chemin ! Mais ça valait le coup, n'est-ce-pas ?? Rien que pour se dire "Oui ! J'ai réussi !", et profiter de la vue...








Miss et Mister Salvaguardia

Vous remarquez que je ne suis même pas rouge, eh !! (Normal, on vient de pique-niquer...)











Le groupe de la mort qui tue, sur la cime du bonheur (que c'est mignon)...

Petite remarque, à titre informatif. Si tu es perdu en haut de la montagne, pour savoir quel pays est de quel côté, c'est facile. Exemple, sur la photo : à droite la France, à gauche l'Espagne. Comment j'ai fait ?? Ben à droite je vois rien du tout, c'est plein de nuages... Me demandez pas pourquoi ils n'arrivent pas à passer la montagne, c'est un mystère pour moi aussi.


Vue sur Bagnères de Luchon...


Après ça, c'est pas tout mais faut redescendre ! Je flippe un peu, car en haut on a rencontré un groupe de mecs venus poser une plaque sur la cime pour leur ami qui s'est tué en redescendant ce pic l'hiver dernier... Mais bon, c'était en hiver, donc il y avait de la neige, donc c'était beaucoup plus dangereux. Ceci dit, je vais quand même prendre mes précautions ! On descend donc tranquillement (mais même tranquillement ça va beaucoup plus vite que la montée...), en pensant à la piscine, la p'tite bière  bien fraîche et le bon resto qui nous attendent au camping !

On prend les mêmes et on recommence, tout en bas cette fois

Le lendemain matin, pour décrasser les troupes, on descend 1 km avant le camping faire un peu de tennis, bouquiner et boire un coup. Commentaire : j'ai mieux joué que d'habitude (c'est sûrement grâce à la raquette), mais ceci dit, je ne referai jamais une partie de tennis en Espagne, en été, à midi, sur un cours en plein soleil !!! IL FAISAIT CHAUUUUUUUUUUD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Résultat, j'ai terminé assise dans l'herbe à bouquiner parce que je sentais que j'entrais petit à petit en phase de déshydratation...

Résumé du weekend : une super rando, des bons délires, un dîner "que te cagas" au resto du camping (vraiment très très très bon), bref, que du bonheur !

Pour finir en beauté

Après le départ de Sandrine et Toño le dimanche soir, Diego me concocte une bonne petite excursion pour le lendemain, afin de terminer cette étape pyrénaïque au sommet de la gloire. Il a bien fait son coup, le p'tit c** !!! Lundi matin, 9h, nous voilà déjà partis sur le chemin des ibones (ibones = pluriel de ibón...) de Batisielles. Sur la carte, ça paraissait facile. En vrai, et ben heu... ÇA GRIMPE ET C'EST LONG !! Mais le jeu en vaut la chandelle. La première partie de la promenade se fait sur une piste de 4x4, en longeant une très jolie rivière.

La classe quand même, un guide aussi beau que celui-là, rien que pour moi !!

Je me serai contentée de ça car c'était mignon comme tout, et même pas fatigant. Mais bon, ma volonté de fer m'a obligé à continuer.
Après quelques kilomètres, on laisse la piste et la rivière et le sentier commence à grimper tout doucement dans un bois. Tout doucement... pas tant que ça finalement ! En fait ça grimpe assez dur, mais comme je suis super entraînée je ne m'en rends pas compte (hum hum), j'ai même dépassé quelqu'un. Ceci dit, heureusement  que nous sommes dans un bois, car ça nous permet de marcher à l'ombre des arbres, et de profiter de la fraîcheur et de l'humidité ambiantes. Si j'avais du faire la même chose en plein soleil... Je ne serai pas là pour vous raconter tout ça ! Après 30 bonnes minutes de grimpette (au lieu de 1h15 comme indiqué sur le panneau, quand je vous disais que j'étais super entraînée), nous arrivons au petit Ibón de Batisielles. Il est vraiment petit, mais ça fait un premier objectif atteint.

L'ibón c'est la flaque qui est derrière nous

Après quelques photos, on reprend notre chemin et ça recommence à grimper. Cette fois, c'est beaucoup plus sec, il n'y a presque pas d'arbre, on marche entre les cailloux. Diego me dit toutes les 5 minutes qu'il ne reste que 5 minutes à marcher, que c'est juste là derrière (il avait déjà fait la rando), mais au bout d'un moment je me rends compte que c'est un menteur car ça fait 30 minutes qu'il ne reste que 5 minutes... Quelques mêtres avant la fin je n'en peux vraiment plus, j'ai chaud, ça monte, j'ai mal aux jambes... Allez, plus qu'un petit effort et tu y es Carole !! Je prends mon courage à deux mains (enfin, plutôt à deux pieds en l'occurence), et j'y vais en serrant les dents. Effectivement j'étais tout près du but, je m'en serais voulue de ne pas terminer ! L'ibón est impressionnant, très grand, il fait un temps splendide, encore des vues à couper le souffle... Je ne regrette pas d'avoir suivi le boss !


Diego au bord de l'ibón. La photo ne rend pas tellement compte de la taille du lac, mais il était vraiment grand. Coincé entre de hautes montagnes en plus, ce qui rendait le paysage encore plus étonnant. Il a l'air un peu essouflé quand même le p'tit loup !








Là c'est moi (sans blague), après avoir grimpé un peu plus haut que l'ibón (qui est donc à gauche en bas). Derrière, une partie de ce qu'on pouvait admirer depuis notre point de vue assez exceptionnel (je n'ai pas de supers photos de paysage donc vous vous contenterez de celle-ci).

J'ai les cheveux mouillés, mais ce n'est pas de la transpiration !!! Et non, il faisait beau, on avait chaud, il n'y avait personne, du coup on a piqué une tête dans le lac pour se rafraichir et nous ouvrir l'appétit !!! L'eau était assez (très) froide mais ça faisait vraiment du bien après avoir monté tout ça !
















Après tous ces efforts et réconforts, "y a plus qu'à" redescendre. Ça va très vite, et on croise pas mal de monde, des gens un peu tarés qui commencent à grimper aux heures les plus chaudes de la journée. Pour une fois, je ne me regrette pas de m'être levée tôt car ça commence à cogner dur sur la piste du retour !!

Une après-midi piscine au camping, suivie d'une petite terrasse à Benasque, et enfin un deuxième dîner au resto de la Borda (pour goûter ce qu'on n'avait pas pu tester le samedi soir, pour cause d'estomac plein) concluent ce séjour d'une manière on ne peut plus agréable.
Après le spectacle quotidien de taï-chi de la voisine, on va se coucher tôt car le lendemain, on met les voiles direction le Limousin !!! Suite des vacances au prochain article...

Gros bisous mes p'tits choux !


Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 16:32

Salut tout le monde !

En ce moment j'écris pas mal dites donc !! Aujourd'hui, je m'en vais vous raconter une petite excursion qui date du... 4 avril !! Oui, ça fait longtemps. Mais c'est pas grave, c'est juste pour le fun, le plaisir d'écrire et de raconter ma vie, et les quelques photos.

C'était donc un... samedi si je ne m'abuse, grand beau temps, nous prenons le chemin -que je connais à présent presque aussi bien que le parcours maison-plage à St Brév'- des Pyrénées. Une heure de route et nous voilà arrivés à Lanave, qui n'est pas notre destination. C'est juste la pause "almuerzo".

Comme vous le savez je pense, les espagnols prennent le petit dej à la même heure qu'en France en gros, mais le déjeuner n'est jamais avant 14h-14h30. Du coup c'est pas toujours facile de tenir le coup, c'est pourquoi, aux alentours de 11h, il y a l'almuerzo. En général ça consiste en un sandwich de "pan con tomate y jamón", ou bien de tortilla, ou de quoi que ce soit. En un an et demi je n'ai pas pris cette habitude, heureusement pour mon bide !!!! 

Mais bon, ce jour là, nous devions acheter du pain pour le pique nique, et donc nous avions décidé de nous arrêter en chemin, à Lanave (on y vient), un village de 3 maisons au bord de la route, où il y a une très bonne boulangerie (selon Diego, moi je n'avais encore jamais testé). On achète donc le pain (super intéressant), et on craque sur des petites empanadas (comme des mini tourtes, en général au thon ou à la viande, avec de la tomate, oignons, poivrons... bref très bon). Voilà pour l'almuerzo. C'était bon :D

On repart, et hop en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf (bon, 30-45 minutes quand même), nous passons devant le camping de Gavín (souvenirs, souvenirs...) et nous arrétons quelques kilomètres plus loin pour commencer l'ascension.

Enfin, l'ascension -c'est peut-être un grand mot pour ce que c'était, on va dire la balade- démarre. Le chemin commence par grimper assez dur dans un bois, pendant une vingtaine de minutes. Je sens que j'ai fait du vélo et un peu de sport depuis la dernière rando (souvenez vous, là où j'ai vu la mort de près, à Guara...) car je suis quand même beaucoup moins essouflée !!! Après cette première petite partie, nous pouvons apprécier à la sortie du bosquet une jolie vue sur la vallée.
 











Frais comme une rose...

 


 


 

 

 

 


À la sortie du petit bois. Pas très hauts mais on a déjà une jolie vue !



 



 


 

 


À partir de là, toute la balade se fait "à découvert", ce qui est vraiment super agréable quand il fait beau et que les paysages alentours méritent d'être appréciés. Quelques passages dans la neige (en t-shirt et pantacourt, le pied !!), un petit dénivelé de 600m, et nous voilà arrivés à notre objectif. Je viens de battre mon record d'altitude (à pied) : 2007m ou quelque chose comme ça je crois (en tout cas ça dépassait les 2000 !!!).


















































De là haut, on peut voir au loin la Brêche de Roland. Papa, je me suis alors bien souvenue de toi et de ta leçon d'histoire d'il y a quelques étés, quand tu nous avais expliqué ce que c'était !!! Pour ceux qui ne savent pas, rassurez vous, grâce à moi vous allez bientôt sortir de l'ignorance.

En attendant les explications, cherchez la brêche !

La légende raconte que Roland, le neveu de Charlemagne, après avoir perdu la bataille de Roncevaux (Roncevalles, en espagnol), partit en direction de la France en fuyant ses adversaires, et dut s'arrêter quand il comprit qu'il n'allait jamais pouvoir passer en France à cause de la barrière de rochers (de falaises plutôt) qui s'opposait à lui. Il dut alors se résigner et, pour sauver l'honneur, décida de casser son épée Durandal en la frappant contre la falaise, afin que les ennemis ne puissent s'en emparer même s'ils le tuaient. "Tuez moi, mais vous n'aurez pas mon épée !" cria-t-il. (Non, ça c'est moi qui l'ai inventé). Il rassembla donc ses forces, et frappa son arme sur les rochers. Le résultat ne fut pas celui attendu : une brêche se fendit dans la montagne.

Je ne connais pas la suite : est-ce que l'épée s'est cassée ? Est-ce qu'il réussit à fuir en France et à échapper à ses adversaires ?? Mais bon, ce ne sont que des détails, l'important c'est la brêche. Car effectivement, c'est maintenant le seul passage naturel de la France à l'Espagne dans la région. Du côté espagnol, elle surplombe le parc national d'Ordesa et du "Monte Perdido", et du côté français le cirque de Gavarnie. Elle fait quand même 40m de large sur 100m de haut... Tout ça rien qu'avec une épée, moi ça me laisse fosse*.

Je ne vais pas en dire plus car j'espère pouvoir y aller cet été pour faire mon premier "3000", et du coup je n'aurais plus aucune anecdote à vous raconter !!!

Bref, pour en revenir à nos moutons. Une fois en haut (après 2 heures de montée), voilà le moment que je préfère : LE PIQUE NIQUE !!!!!!!!!!!!!! Assis dans l'herbe, au soleil, sans un bruit, profitant d'une magnifique vue tout autour de nous (ben oui on est tout en haut alors on voit tout autour !)... Si ça c'est pas du luxe, je me demande bien ce qu'il vous faut ! En plus attention, avec Carole on ne se contente pas d'un petit sandwich au jambon !! Non non !! Quiche au saumon, salade composée, rillettes de thon, du bon pain frais, gâteau en dessert... Pourquoi se priver quand ça rentre dans le sac et que ça ne pèse pas plus lourd (enfin, surtout quand ce n'est pas moi qui le porte...) ??!!! Une petite sieste digestive pour faire descendre tout ça et hop voilà l'heure de reprendre le chemin du retour.

En 1h on est en bas, après avoir déboulé dans la descente. J'ai adopté la "technique Diego" : faire du ski sans skis. C'est à dire descendre en glissant dans la neige, du ski quoi, mais en chaussures. Net, efficace, un peu dangereux pour ceux qui, comme moi, ont du mal à mettre un pied devant l'autre sans trébucher mais bon. Je m'en suis tirée sans une égratignure, juste les pieds trempés !

Allez les p'tits loups, j'espère que vous aurez bien apprécié cette excursion pyrénéenne en ma compagnie ;)

Gros bisous mes chouchoux !!

 

*Pour ceux qui n'ont pas compris : je veux dire que ça me laisse sceptique. Fosse sceptique...

 

Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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