A la recherche de...

Catégories

Samedi 10 mai 2008 6 10 05 2008 03:14

Bon, avec un peu de retard je vais essayer de mettre ce blog à jour. Entre les nuits sans sommeil et les journées pluvieuses (c'est rare qu'il y en ait donc autant en profiter !), j'arriverai bien à vous concocter un joli petit récit.

Petite escale à RONDA

Pour ne pas faire le trajet Granada-Cádiz (où nous allions retrouver des amis) d'un seul coup, nous avons décidé de passer une nuit dans un village qui, sur les photos et selon les dires, paraissait en valoir la peine : Ronda, dans l'intérieur de la province de Málaga.

Le trajet aura été plus qu'ennuyeux... Partis de Granada en fin de matinée, nous nous sommes arrêtés manger sur une petite plage, avant Málaga. Assez moche, mais bon c'est toujours mieux que de rester sur le bord de la route. Et de toute manière, avec un sandwich au chorizo à grignoter, le truc le plus moche du monde semble alors superbement magnifiquement époustouflement beau. (Non c'est pas vrai, même avec le chorizo et les chips je n'ai pas réussi à faire abstraction des grues qui étaient de l'autre côté de la route et des voitures qui passaient.)

Enfin bon, tant pis. On reprend la voiture, direction Málaga puis Marbella. Marbella, Marbella, ça vous dit quelque chose non ?! Oui oui, c'est ça : là où voulait aller Michel Saint Josse (Gérard Lanvin) en vacances, dans "Camping"... Quelle référence, oui, je sais, mais ON A LES MÊMES parce que vous le saviez aussi, alors hein pouet pouet. En tout cas, Michel (Saint Josse), crois moi, tu n'as rien à regretter. Les Flots Bleus, même avec Patrick (Chirac), c'était au moins 100 fois mieux que Marbella.

À l'origine, le coin devait être joli puisque c'est assez escarpé, juste au bord de la Méditerrannée. Mais bon les promoteurs immobiliers ont fait leur boulot : entre deux tours on peut à peine distinguer la couleur de l'eau... Marbella bourrée de kékés en Mercedes décapotables, accompagnés de l'inévitable blonde à forte poitrine et lunettes mouches sur le siège du passager.

Donc un petit conseil : pour les amoureux des jolis paysages, des bords de mer sauvages, de la tranquillité, des cabanes en bois et des tentess Maréchal 6 places double toit, n'allez JAMAIS passer vos vacances là-bas !!!

Heureusement, nous n'avions même pas besoin de nous y arrêter, puisqu'on allait plus à l'intérieur. Malheureusement, le cauchemar n'était pas fini : 3h de route pour faire une centaine de kilomètres... Au moins on a pu admirer le paysage qui devenait de plus en plus joli au fur et à mesure que les immeubles disparaissaientet étaient remplacés par des baraques bien bourges. Mais bon la camionnette à 3 roues qui était une vingtaine de voitures devant nous n'avançait vraiment pas vite dans la montée du col... Donc le voyage s'est fait un peu détestable.

Bref ! Après un lonnnnnnnng voyage nous voilà arrivés à RONDA !!!!!!!!!!!!!!!

Une ville coupée en deux

Ce qui fait la particularité et le charme de Ronda c'est la brêche qui sépare la ville en deux. Un joli canyon de près de 100m de profondeur, tout étroit, au fond duquel coule la rivière Guadalevín. Ça ne rivalise pas avec le Camfrout et le pont de la place de La Poste, mais pas loin.

 


 


 


 

Les jardins suspendus de Babylone (blague)


 


 


 

 

En regardant bien, on voit effectivement en tout petit petit petit une rivière qui coule au fond de la gorge !! Et oui, ça paraît bien haut n'est-ce pas ???


Photo prise en plein saut (afin d'évaluer la profondeur du canyon à partir de la mesure du temps de la chute et de mon poids), c'est pour ça que les maisons semblent un peu de travers... (2e blague)


La ville est donc étalée des deux côtés de la brêche, et trois ponts permettent de passer d'un bord à l'autre. Du plus vieux au plus récent, on a : le pont arabe, le pont vieux (qu'on voit sur la photo ci-dessus), et le pont neuf (qu'on distingue sur celle de droite et qu'on voit bien sur celle d'en dessous).


















Ce dernier est vraiment très impressionnant, car il est situé là où la falaise est la plus profonde. Inutile de préciser qu'il est déconseillé de faire des plongeons d'en haut. Sauf si on veut se la pêter. La tronche, bien sûr.









Le petit hôtel où on a trouvé une chambre : super. Dans la partie la plus vieille de la ville, tenu par une dame très gentille, avec p'tit déj' inclus alors que c'était écrit sur le site que ça ne l'était pas... Donc que des bonnes surprises. Ça nous a fait du bien de dormir dans une chambre digne de ce nom, et de se laver dans une salle de bain de laquelle on ressort effectivement plus propre qu'à l'entrée...





Je vous mets maintenant quelque photos de la ville, qui est vraiment super jolie, et des deux côtés en plus. Maisons blanches, quelques petits immeubles bourgeois dans la rue principale, une super vue sur la sierra qui l'entoure : des petites montagnes et des champs bien verts. Enfin bon, inutile d'en dire beaucoup plus : nous sommes tombés sous le charme...




































 

Et le point d'orgue du séjour : l'instant dégustation. On a goûté aux "buñuelos", des sortes de beignets mais pas tout à fait des beignets quand même, avec du chocolat chaud par dessus, hummmmmmmmmmm c'était bonnnnnnn !!!!!!!!!!!! À partir de là c'était terminé, Ronda faisait désormais partie de notre histoire !!!!

Un autre point important de Ronda : ses arènes ("la plaza de toros"). Elle est très célèbre, je sais plus pourquoi. Mais devant on a rencontré une star de la chanson française (finaliste passée incognito de La Nouvelle Star 2005). Elle voulait pas rentrer dedans car payer 5€ pour voir un grand bac à sable et des bancs autour, MERCI BIEN ! Donc bon on s'est contentés de la prendre en photo auprès d'une sacrée bête (quel courage elle a eu), devant les arènes :



Très chers et fidèles lecteurs, je m'en vais lâchement vous abandonner mais vous promet de revenir très vite avec Semaine Andalouse : part III, suite et fin du voyage
un futur best-seller.
En attendant, je vous embrasse tous très très fort, bisous du coeur à mes préférés, et... à très bientôt !!!
Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 27 mars 2008 4 27 03 2008 21:36

Avant de rentrer dans le vif du sujet, expliquons le pourquoi du comment de ces petites vacances.

  • Première chose, je fais mon stage à la fac, et le vendredi 14 ainsi que le mercredi 19 étaient fériés (San Braulio et San Pepe*).
  • Deuxième chose, l'ensemble du personnel de la fac (ainsi que les étudiants) étaient en vacances du jeudi 20 au dimanche 31 inclus.
  • Troisième chose, Dieguito était en vacs du samedi 15 au lundi 24 inclus.
  • Enfin, je suis assez libre au niveau des horaires pour mon stage.
Résultat : j'ai imité la majorité des profs de mon département en n'allant pas bosser le lundi 17 et mardi 18, et ainsi j'ai eu la chance d'avoir eu des vacances (dont je profite encore) d'un peu plus de deux semaines.

Mais attention hein : la première semaine c'était vacances vacances, mais la 2e c'était vacances studieuses. J'ai même ramené, allez, je vais vous donner du rêve, un livre de 600 pages sur la modélisation et les techniques de simulation, tout en anglais... Wouhouhhh !!

Donc voilà avec mon chérichou nous avons pensé qu'il serait bon de profiter de cette semaine de vacances en commun pour nous ressourcer et changer un peu d'air, c'est pourquoi nous sommes partis direction l'ANDALOUSIE !!! Alors si vous voulez découvrir avec moi les régions de Granada, Málaga, Cadiz, Jaén, et Sevilla (5 provinces sur 8 quand même), c'est parti pour la lecture !!!

Le voyage aller

Départ 7h de Saragosse, ponctuels (une fois n'est pas coutume), prêts à affronter les 8h de trajet qui nous séparent de notre première étape : Granada. Jusqu'à Madrid, un jeu d'enfant, la route on la connaît à force de faire tous ces allers-retours Saragosse-Aéroport de Madrid. Contourner Madrid nous prend quasiment 1h, rien que pour ça t'as envie de refaire le même chemin. Heureusement, le copilote du siècle Carole Percier est là, résultat : on ne loupe aucune sortie et on arrive sur l'autoroute du Sud sans problème... Joie, allégresse... ou désespoir puisque nous en sommes aux... 2/3 du chemin !!!! AAAAAH !!!!!


Et on roule et on roule, rien d'intéressant à raconter je pense. Traversée de la "Castilla-La Mancha" au milieu des moulins du Quijote, arrivée à Jaén et ses oliviers. Impressionnant : partout partout partout partout des oliviers, jusqu'au sommet des montagnes !!! En même temps, ils n'ont pas grand chose d'autre donc autant exploiter au maximum les ressources. En arrivant là-bas, gros contraste car le paysage commence à s'escarper un peu, nous passons d'ailleurs par un tronçon en construction, c'est moi qui conduisait et AU SECOURS on était tellement au bord du vide que j'ai failli lâcher le volant.

Bref, voilà après 8h de voyage nous arrivons à GRANADAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!

1ère étape : Notre super auberge et les côtes de l'Albaycín

On s'y était pris un peu à l'arrache pour partir, du coup il ne restait plus beaucoup de choix pour l'hébergement. Résultat : on a une réservation de 3 nuits dans une auberge de jeunesse du quartier arabe de Granada. Sur les photos ça a l'air sympa, mais apparemment c'est compliqué d'y arriver.



Effectivement. Au moment crucial du voyage, la copilote a craqué (vous savez bien, au moment où tout le monde en a ras le c**, et où la moindre erreur donne suite à une engueulade du style "P***** FAIS CHI** ! JE T'AVAIS BIEN DIT QU'IL FALLAIT PAS PRENDRE A GAUCHE ! TU SAIS PAS LIRE UN PLAN OU QUOI ??!!! CHI*** !" enfin bref les joies des voyages en voiture). Du coup, nous avons eu droit à une visite en voiture de ce très joli quartier qui n'est PAS DU TOUT fait pour les voitures.


Ce sont des rues entièrement PAVÉES, d'une largeur moyenne de 2 MÊTRES, ça MONTE et ça DESCEND sans arrêt, il y a des SENS UNIQUES, voire des RUES PIETONNES partout, plein de monde À PIED, c'est un vrai LABYRINTHE.

 

                            Ça c'est l'Albaycín (en haut et en bas)

Mais bon, après 1/2h de tournage en rond pour essayer d'en sortir, on finit par y arriver, et à se garer. Pas à l'auberge, non non, en bas du quartier (car j'ai oublié de préciser que c'est presque impossible de se garer là-dedans). Soulagés, jusqu'au moment où je me rends compte qu'il faut qu'on REMONTE tout ce qu'on vient de descendre, cette fois-ci... À PIED AVEC LE SAC À DOS QUI PÈSE 1 TONNE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!! Enfin bon, pas trop le choix, c'est parti. Après 20 minutes de souffrances intolérables (il fait chaud, ça monte, c'est lourd), nous voilà arrivés à notre super auberge. Ça a l'air sympa effectivement.

Ah sauf que nous on n'est pas dans ce bâtiment... On est à 200m du bâtiment de l'accueil, dans une maison, avec une chambre pour nous 2 très jolie et moderne (...) avec la vierge qui veille sur nous au-dessus du lit. Allez une bonne douche pour se remettre en forme... La salle de bain est crade à gerber mais bon c'est pas grave c'est tellement plus folklorique comme ça.

Bref, on ne s'attardera pas sur l'auberge, le p'tit déj dans le sous sol gelé avec le frigo cadenassé c'était marrant, les cheveux dans la baignoire et le dentifrice sur le miroir aussi, mais bon on n'est pas non plus trop compliqués donc c'était quand même bien d'avoir un bon lit au calme pour se reposer de nos journées exténuantes (non ce n'est pas ironique pour une fois). Je regrette juste d'y avoir oublié mon t-shirt favori et surtout mes chaussons chaussettes adorés, snif snif, sous l'oreiller avant de partir...


Après notre installation (c'est vite le bordel vous trouvez pas), départ pour se dégourdir un peu les jambes et découvrir le quartier, tout le monde nous a dit que c'était super. Et le pire, c'est qu'ils avaient raison !! C'est vraiment super joli, Granada c'est assez grand comme ville mais quand on est dans l'Albaycín on a l'impression d'être dans un petit village.



J'avais hâte de voir les maisons blanches andalouses, j'ai été servie !!!

Tout le haut du quartier est comme ça : murs blancs, forges noires pour les portails et les rambardes des terrasses (sur le toit) et des jardins, briques oranges, arbres bien verts (orangers...) et le tout sous un ciel plus bleu que bleu. Ça valait le coup !

Les terrasses sont blindées, on se croirait vraiment en été... Aaaah la la les 8h de trajet et le cadre de la vierge marie au dessus du lit sont vite oubliés.

Ensuite, plus on descend, plus ça devient "normal" mais on reste avec les maisons blanches et c'est trop coooooool (cf photo du dessous à droite) !!!!!!!!


 
























Enfin, je ne peux me permettre de zapper l'étape incontournable d'une petite balade dans l'Albaycín : le mirador de je ne sais plus quoi, dans la partie haute, qui offre à tous les passants une vue imprenable sur l'emblême de Granada, que dis-je, une des candidates aux 7 nouvelles merveilles du monde, je parle bien sûr de...
L'ALHAMBRA !!!!
-Merci Carole pour cet intermède publicitaire-

C'est donc en bons touristes que nous avons fait COMME TOUT LE MONDE, c'est à dire, nous asseoir sur le muret et prendre des photos :


Et voilà, au 1er plan, deux relous qui nous ont gâché la photo, et, au 2nd plan, l'Alhambra. Cf plus loin pour des détails croustillants (sur le palais, pas sur les relous).
Au fond : la Sierra Nevada (sur la gauche on voit de la neige). Granada est située à 600m d'altitude.






























Enfin, tout en bas du quartier, là où se rejoignent la nouvelle ville -catholique- et l'ancienne ville -arabe-, des rues pleines de boui-boui où il fait bon se promener, le nez en l'air, à humer les bonnes odeurs de patisseries au sésame, miel et autres délices...

La remontée à l'auberge (sans mentir, au moins 1430m de dénivelé ! bon ok j'exagère mais ça grimpe), dans la nuit, sans plan, fatigués, perdus, s'est avérée 3 FOIS (oui les 3 soirs, plus pas mal de fois dans la journée où c'était pareil sauf qu'il faisait jour mais ça ne nous aidait pas vraiment) très douloureuse et difficile. D'où la pleine satisfaction de retrouver notre confortable (...) lit dans notre jolie (...) chambre une fois en haut...

Allez, un peu d'histoire quand même !!

Puisque j'ai appris par coeur le guide du Routard je vais vous en faire profiter. Car vous m'entendez (ou plutôt vous me lisez) parler de quartier arabe ou nouvelle ville catholique depuis tout à l'heure mais je suis sûre, incultes que vous êtes, que vous ne comprenez pas pourquoi ?!!

En fait, il faut peut-être rappeler qu'il y a très longtemps l'Espagne était arabe. Même Saragosse !!!! Mais les chrétiens commencèrent à vouloir la reconquérir, à partir des années 1000 par là. Et en 1236, ils réussirent à prendre Cordoba (Cordoue), alors capitale du royaume (ou de l'émirat, enfin bref, la ville la plus importante à l'époque quoi !). Du coup, tous les Maures se réfugièrent... à Granada, et commença alors le véritable essor de la cité. Les Nasrides réussirent à dominer Granada, émirat indépendant, pendant près de 250 ans, période au cours de laquelle ils conservèrent leur pouvoir, leur force, leur culture, tout en résistant aux armées castillanes. Cependant, tous les émirs furent vassaux du roi de Castille, devaient lui verser un tribut annuel, les Maures durent le défendre contre les musulmans (leurs propres frères), comme par exemple lors du siège de Séville en 1248. C'est en satisfaisant les exigences des chrétiens que Granada réussit à résister si longtemps. Mais c'était sans compter sur l'arrivée du couple légendaire Fernando de Aragón et Isabel de Castilla, qui, en 1482, réussirent à faire tomber une à une les dernières cités arabes de l'Andalousie, et à en terminer en prenant Grenade, l'ultime résistante.

Malgré la promesse d'Isabel la Católica de respecter la liberté de culte des musulmans, ces derniers se virent obligés à se convertir, pendant que leurs mosquées et palais étaient tous saccagés... Super la promesse. Sauf l'Alhambra "dont la splendeur transcende les religions". En 1526 Charles Quint déclare qu'ils doivent adopter la langue, les coutumes et les vêtements des chrétiens. Bref, c'en était fini.

Mais quand même, Granada a gardé des bonnes traces de son histoire arabe, et heureusement, car, selon nous 2, c'est l'architecture, l'Alhambra bien sûr, la population beaucoup plus métissée que dans le nord, les traces de la culture arabe... qui font tout le charme de la ville.

L'Alhambra ("la Rouge", en arabe)

Le dimanche après-midi, après une promenade matinale et un bon pique nique au soleil, c'est parti pour la visite de l'Alhambra. Entrées réservées 2 semaines avant par Internet car ils n'en vendent pas pour le jour même, ou très peu. Il faut, une fois de plus, MONTER et MONTER et MONTER pour y arriver. Suivant les conseils de beau-papa, on a réservé tout l'après-midi pour visiter : à 15h on est aux portes du palais.

Alors pour vous situer, l'Alhambra est en fait une grande forteresse palais qui surplombe la ville, composée de la "Alcazaba", du "Generalife", des palais Nasride, et du palais de Charles Quint. Des jardins luxuriants (mot intellectuel) bordés d'allées ombragées séparent les différentes parties de la cité.

On commence par le Generalife, la partie qu'on a préférée. C'était le palais où les rois de Granada venaient se reposer, et accueillaient leurs invités. Les bâtiments sont plutôt simples (enfin "simple" mettez le dans son contexte : ça reste un palais quand même !!!) mais les jardins sont vraiment agréables : bassins, fontaines, ombre, fleurs, arbustes... C'est super super joli.



 


































Une loque humaine en perdition

Ensuite, l'Alcazaba. C'est une forteresse dans la forteresse, disons la partie vraiment défensive de la cité. Pas super joli mais quand même ça vaut le coup car c'est très vieux (c'est la partie la plus ancienne) mais ce sont des ruines très bien conservées.


Le palais de Charles Quint : alors là, super. Le truc qui dénote dans le paysage. Toute l'Alhambra est dans le style arabe, sauf ça un gros machin tout carré en plein milieu, et à l'intérieur comme un grand amphitéâtre :
Là on a quand même eu de la chance : une française un peu spéciale s'est installée au milieu, et s'est mise à chanter. Du grand opéra. Après elle est montée aux balcons et en a remis une couche. Sauf que là y avait un groupe de japonais et ils ont tous applaudi et en redemandaient. Donc c'est parti pour un 3e concert. Elle était bizarre quand même.




Enfin, les palais Nasrides. Ceux là on s'en souviendra. En effet, quand on commande les entrées, ils demandent si on veut visiter en matin ou en après-midi. Nous on n'avait plus le choix, donc c'était l'après-midi d'office. Et ensuite, ils attribuent 1/2h pour visiter les palais Nasrides. Donc sur notre billet c'était écrit 19h-19h30 : palais Nasrides. Et impossible de rentrer avant ou après, avant l'heure c'est l'heure, et après l'heure c'est plus l'heure ! Comme on nous avait dit qu'il fallait une bonne après-midi pour tout voir on était là-bas depuis 15h-15h30, seulement, vu qu'on n'est pas non plus le genre de personnes à passer 10 minutes devant chaque pierre, à 17h30 on avait tout vu. Sauf les palais Nasrides, qu'on ne pouvait pas voir avant 19h !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! On n'allait pas partir car ça vaut vraiment le coup, parît-il. Donc voilà, 1h30 à attendre (petite pause goûter sieste au soleil), et enfin l'heure est arrivée. Une visite d'au moins... 15 minutes et c'était fini.













Mais bon c'est vrai que c'est impressionnant.
Tout l'intérieur est comme ça, c'est travaillé dans les moindres détails, c'est vraiment très très très... impressionnant (pardon pour la répétition).

Le bémol : le truc le plus célèbre des palais Nasrides c'est "la fontaine aux lions". Une fontaine qui est soutenue par des lions (merci pour la précision). Des faux lions bien sûr !!!
Et voilà nous on ne l'a pas vue. On a juste vu le bassin, au milieu de la cour, mais enfermé dans un vieux cube en verre du coup ça emmochissait tout. Et les lions étaient partis se restaurer (pas manger, bande d'idiots !! se FAIRE restaurer !!!).

Donc bon les palais Nasrides c'était bien mais si on avait pu éviter de poireauter 1h30 pour les voir ça aurait été mieux.




Les Alpujarras

La Sierra Nevada (c'est d'ailleurs dans cette chaîne de montagne qu'est le plus haut sommet d'Espagne, le Mulhacen ou quelque chose comme ça, 3 482m) est toute proche de Granada. Et sur ses flancs se cachent les villages les plus hauts du pays : les Alpujarras. C'est dans ces montagnes que se sont réfugiés les Maures quand les Catholiques reconquéraient Granada. Nous avons donc passé une journée dans ces petits pueblos d'altitude.

C'est mignon, c'est vrai : maisonnettes blanches, rues étroites, fleurs rouges, feuilles vertes, dans la montagne... Mais bon la journée entière ça a fait un peu long et j'avoue qu'à la fin je n'en pouvais plus. Mais bon ça nous a fait un bon bol d'air, on a bien mangé, et ça nous a changé un peu.





 



















Le miam miam

Je ne vais pas m'étendre sur le chapitre bouffe car vous me connaissez, quand je commence c'est difficile de m'arrêter. Juste 2-3 mots : c'est trop bien car quand on prend un truc à boire on a une tapa avec !!!!!!!!!! Et ce n'est pas une légende ! Un petite part de tortilla, des olives, du fromage... Partout ils donnent quelque chose ! Donc forcément, j'ai bien aimé. On a même eu dans un bar sympa un peu alternatif, avec la 1ère bière un petit plat de chistorra (comme du chorizo) avec de la sauce tomate et des patates, pour 2, et après avec un verre de vin, un petit plat de gratin d'épinards au fromage (j'aime pas les épinards et Diego n'aime pas le fromage donc celui-ci n'a pas eu beaucoup de succès mais bon) !!! En sortant de là même pas besoin d'aller dîner !!!!

Bon par contre il ne faut pas être pressé car la rapidité ne fait pas partie de la culture andalouse. Un soir dans un resto les serveurs ne savaient même pas ce qu'on avait commandé, donc au moment de l'addition c'était assez marrant. Sauf quand ils nous l'ont apportée et qu'on en avait pour 10€ de plus que prévu... Mais ça ne s'est pas passé comme ça, on leur a gentiment fait remarquer qu'il y avait un problème et ils nous ont méchamment donné la -à peu près- correcte addition 10 minutes plus tard.



Allez les loulous, on va s'arrêter là pour l'instant, ça vous fait déjà un peu de lecture, et rendez-vous très bientôt pour la suite des vacances. Direction Ronda et Cadiz !!!

Bisous mes petits choubidoubidous
Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 11 mars 2008 2 11 03 2008 10:04

Qui c'est ?????????

Les grands managers de stars de la télé espagnole ont eu la bonne idée de faire désigner le représentant de l'Espagne à l'Eurovision par le public, en votant sur Internet et pendant un prime time.

Et voilà le grand gagnant...

RODOLFO CHIKILICUATRE avec sa chanson BAÏLA EL CHIKICHIKI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Allez la regarder car ça vaut le coup...


Probablement le futur tube de l'été 2008 !! WOUHOUHHH !!!!!!!!!!!!!!!
Pour plus d'infos rendez-vous sur son site, en espagnol mais bon les photos vous pourrez toujours les regarder.


Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés