Mettons nous donc en situation : nous sommes le mercredi 23 juillet, et 1 mois 1/2 de glande nous tend les bras : le bonheur total. Destination finale des vacs : La Villa des Champs à St Brev' Beach. Comme nous avons largement le temps, nous décidons de monter tranquillement vers le grand Ouest en faisant des pauses touristiques sur la route.
Pour satisfaire toutes les envies (c'est à dire un peu de montagne et un peu de plage), nous nous dirigeons donc dans un premier temps vers la vallée de Benasque (prononcer "Bénasqué"). Diego est aux anges, car il me répête depuis plus d'un an que c'est la plus belle zone des Pyrénées, et qu'il faut qu'il m'emmène, et qu'il connaît un super camping là-bas, et que... bref, je le crois et C'EST PARTIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Où c'est-qu'c'est donc ?
Là où il y a le "B" c'est
Benasque...Nous avons établi notre camp de base au camping de La Borda d'Arnaldet, 10 km avant le village de Benasque. Entre les montagnes, avec une petite piscine, un bar sympa et un excellent resto : que demander de plus ? On avait même des supers voisins (enfin UNE super voisine surtout), qui devait être payée par le camping pour assurer le divertissement des campeurs : elle passait ses après-midi à faire du taï-chi juste à côté de nous, avec son sabre ou son éventail et en faisant des bruits bizarres !!!! Et le soir, après l'apéro, elle se mettait en tenue de grande montagnarde pour aller promener son yorkshire dans les allées du camping !! Y en a qui en tiennent une couche, vraiment...
Et oui, j'ai fait l'acquisition de la "Base" de Decath' (la tente verte) et c'est vraiment super. Montage en 2 minutes chrono, démontage idem, montre en main !
Première balade
Du départ de la balade jusqu'au Forau, nous avons eu la chance de nous faire accompagner par un groupe de ravissantes créatures. La peau bronzée, l'oeil vif, les cheveux brillants, un pas rapide et léger... Quel moment d'émotion on a passé (surtout Diego, c'était vraiment son style de nana) ! Elles étaient tellement belles que parfois je me sentais mal et me demandais ce que je faisais là-bas, perdue entre toutes ces naïades. Jusqu'à ce que je réalise qu'en fait, elles et moi on était vraiment très proches.
Je parlais bien sûr de mes amies...
...les vaches !!!
Un troupeau énorme paissait dans la prairie traversée par presque tous les sentiers du coin. On aurait pu en faire du camembert avec tout ce lait, dame bon diou ! Malgré mes origines un peu campagnardes (j'ai pas habité pendant 17 ans 1/2 à Besné-les-bouses pour rien non mais), au départ je ne faisais pas la fière. Mais bon, à force de marcher à côté d'elle j'ai compris qu'elles n'allaient pas me faire de mal, et que j'avais au moins un avantage sur elles : je courais sûrement plus vite (je ne peux pas me vanter souvent de ça donc j'en profite !!). En plus, avec leur cloche on est prévenus si jamais une furieuse veut nous charger, donc aucun danger !
Premier plan : DiegoSecond plan : la cascade qui descend du glacier jusqu'au gouffre,
c'est à dire... les premières gouttes de la Garonne
Troisième plan : à droite, en haut, l'Aneto
L'ibón est au pied de deux petits pics (qui nous cachent tout le soleil !!), et le chemin parcouru en valait la peine. Ces lacs sont toujours d'une tranquillité à m'en couper le souffle, et j'y resterai volontiers quelques heures à "méditer" (traduire par "dormir, pique-niquer, faire la sieste, bouquiner, prendre le goûter...").
En plus de l'ibón, qui est déjà une belle récompense, on a la chance d'avoir des vues spectaculaires. Derrière nous, l'Aneto et ses potes surplombent la vallée. Courageux comme on est, on a poussé jusqu'à l'autre côté de l'ibón (ça parait tout proche comme ça, mais ce ne sont pas moins de 20 minutes à marcher sur des gros cailloux pas très stables !!), et avons ainsi pu profiter d'un joli panorama sur le Val d'Aran, en contrebas.
Ils ont décidé de nous pourrir nos vacances, qu'à cela ne tienne, on leur détruira les jambes !
C'est comme ça que le samedi matin nous partions tous les 4 dans la Berlingo arago-bretonne en direction du Salvaguardía (le pic de Sauvegarde, en français).
Du haut de ses 2738 m (oui oui) il nous regarde d'un oeil arrogant. Et nous, on se dit que c'est rien du tout 1000 m de dénivelé ! Hum hum... On commence tranquillement en traversant une grande prairie qui nous amène au pied de la montagne. Et c'est parti. Ouh la, ça grimpe dur en fait !!! Diego gambade comme un cabri, Toño le suit plutôt allègrement, pendant que Sandrine et moi crachons nos poumons et faisons une pause tous les 10 m (excuse adoptée : y a une jolie photo à prendre) !!!
Allez vas-y Sandrine tu peux le
faire
Photo sans aucun doute prise comme prétexte à une pause "récupérage de souffle"...
Bienvenue à
KékéLandArrivés aux 3/4 du chemin, nous faisons une petite halte au Portillón : une brêche dans la montagne, et voilà : un pied en France, l'autre en Espagne ! Un peu plus bas, du côté français, un ibón qu'on peut deviner à travers les nuages...
Vous remarquez que je ne suis même pas rouge, eh !! (Normal, on vient de pique-niquer...)
Petite remarque, à titre informatif. Si tu es perdu en haut de la montagne, pour savoir quel pays est de quel côté, c'est facile. Exemple, sur la photo : à droite la France, à gauche l'Espagne. Comment j'ai fait ?? Ben à droite je vois rien du tout, c'est plein de nuages... Me demandez pas pourquoi ils n'arrivent pas à passer la montagne, c'est un mystère pour moi aussi.
Vue sur Bagnères de
Luchon...
On prend les mêmes et on
recommence, tout en bas cette foisLe lendemain matin, pour décrasser les troupes, on descend 1 km avant le camping faire un peu de tennis, bouquiner et boire un coup. Commentaire : j'ai mieux joué que d'habitude (c'est sûrement grâce à la raquette), mais ceci dit, je ne referai jamais une partie de tennis en Espagne, en été, à midi, sur un cours en plein soleil !!! IL FAISAIT CHAUUUUUUUUUUD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Résultat, j'ai terminé assise dans l'herbe à bouquiner parce que je sentais que j'entrais petit à petit en phase de déshydratation...
Résumé du weekend : une super rando, des bons délires, un dîner "que te cagas" au resto du camping (vraiment très très très bon), bref, que du bonheur !
Pour finir en beauté
Après le départ de Sandrine et Toño le dimanche soir, Diego me concocte une bonne petite excursion pour le lendemain, afin de terminer cette étape pyrénaïque au sommet de la gloire. Il a bien fait son coup, le p'tit c** !!! Lundi matin, 9h, nous voilà déjà partis sur le chemin des ibones (ibones = pluriel de ibón...) de Batisielles. Sur la carte, ça paraissait facile. En vrai, et ben heu... ÇA GRIMPE ET C'EST LONG !! Mais le jeu en vaut la chandelle. La première partie de la promenade se fait sur une piste de 4x4, en longeant une très jolie rivière.
La classe quand même, un guide
aussi beau que celui-là, rien que pour moi !!Je me serai contentée de ça car c'était mignon comme tout, et même pas fatigant. Mais bon, ma volonté de fer m'a obligé à continuer.
Après quelques kilomètres, on laisse la piste et la rivière et le sentier commence à grimper tout doucement dans un bois. Tout doucement... pas tant que ça finalement ! En fait ça grimpe assez dur, mais comme je suis super entraînée je ne m'en rends pas compte (hum hum), j'ai même dépassé quelqu'un. Ceci dit, heureusement que nous sommes dans un bois, car ça nous permet de marcher à l'ombre des arbres, et de profiter de la fraîcheur et de l'humidité ambiantes. Si j'avais du faire la même chose en plein soleil... Je ne serai pas là pour vous raconter tout ça ! Après 30 bonnes minutes de grimpette (au lieu de 1h15 comme indiqué sur le panneau, quand je vous disais que j'étais super entraînée), nous arrivons au petit Ibón de Batisielles. Il est vraiment petit, mais ça fait un premier objectif atteint.
L'ibón c'est la flaque qui est
derrière nous
Là c'est moi (sans blague), après avoir grimpé un peu plus haut que l'ibón (qui est donc à gauche en bas). Derrière, une partie de ce qu'on pouvait admirer depuis notre point de vue assez exceptionnel (je n'ai pas de supers photos de paysage donc vous vous contenterez de celle-ci).
J'ai les cheveux mouillés, mais ce n'est pas de la transpiration !!! Et non, il faisait beau, on avait chaud, il n'y avait personne, du coup on a piqué une tête dans le lac pour se rafraichir et nous ouvrir l'appétit !!! L'eau était assez (très) froide mais ça faisait vraiment du bien après avoir monté tout ça !
Une après-midi piscine au camping, suivie d'une petite terrasse à Benasque, et enfin un deuxième dîner au resto de la Borda (pour goûter ce qu'on n'avait pas pu tester le samedi soir, pour cause d'estomac plein) concluent ce séjour d'une manière on ne peut plus agréable.
Après le spectacle quotidien de taï-chi de la voisine, on va se coucher tôt car le lendemain, on met les voiles direction le Limousin !!! Suite des vacances au prochain article...
Gros bisous mes p'tits choux !
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