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Mercredi 10 septembre 2008
Le 22 juillet 2008 fut un grand jour (en plus de l'anniversaire de mon papounet) : c'est là que j'ai terminé mon stage !!!!! En me mettant un bon coup de speed le weekend précédent, j'ai réussi à finir tout mon boulot et de cette façon pouvoir partir en vacances plus tôt que prévu, l'esprit tranquille.

Mettons nous donc en situation :
nous sommes le mercredi 23 juillet, et 1 mois 1/2 de glande nous tend les bras : le bonheur total. Destination finale des vacs : La Villa des Champs à St Brev' Beach. Comme nous avons largement le temps, nous décidons de monter tranquillement vers le grand Ouest en faisant des pauses touristiques sur la route.

Pour satisfaire toutes les envies (c'est à dire un peu de montagne et un peu de plage), nous nous dirigeons donc  dans un premier temps vers la vallée de Benasque (prononcer "Bénasqué"). Diego est aux anges, car il me répête depuis plus d'un an que c'est la plus belle zone des Pyrénées, et qu'il faut qu'il m'emmène, et qu'il connaît un super camping là-bas, et que... bref, je le crois et C'EST PARTIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Où c'est-qu'c'est donc ?

Alors, Benasque c'est dans les Pyrénées aragonnaises, tout à l'est de la région, c'est-à-dire tout près de la frontière entre l'Aragon et la Catalogne. Depuis Saragosse ça fait un petit bout de chemin : presque 3h de route, mais avec des passages supers jolis, dans des gorges impressionnantes, sur une route pas beaucoup plus large que la voiture (heureusement que je ne conduisais pas car on n'y serait jamais arrivés !!!). Malheureusement, pour pouvoir accéder à cette magnifique vallée depuis la France, il faut faire un bon détour soit par Bielsa à l'Ouest, soit par Vielha à l'Est, car il n'y a aucun accès direct (enfin si, mais pour les marcheurs !). Pour vous situer un peu, si on veut Benasque c'est le Luchon espagnol (au niveau de la situation géographique au moins).

Là où il y a le "B" c'est Benasque...

Que dire de plus ? C'est dans cette vallée que se trouvent les deux plus hauts pics des Pyrénées : l'Aneto (3404 m) et le Posets (3375 m), ainsi que de nombreux "3000" : le Perdiguero (3222 m), la Maladeta (3308 m), le Maldito (3 350 m), l'Espadas (3332 m). La vallée est assez profonde, on est donc très rapidement entouré de tous ces monstres de la nature... Pas besoin de vous faire de dessin : c'est très impressionnant. Vraiment différent des autres vallées que j'avais pu visiter jusqu'à présent, beaucoup plus spectaculaire.

Nous avons établi notre camp de base au camping de La Borda d'Arnaldet, 10 km avant le village de Benasque. Entre les montagnes, avec une petite piscine, un bar sympa et un excellent resto : que demander de plus ? On avait même des supers voisins (enfin UNE super voisine surtout), qui devait être payée par le camping pour assurer le divertissement des campeurs : elle passait ses après-midi à faire du taï-chi juste à côté de nous, avec son sabre ou son éventail et en faisant des bruits bizarres !!!! Et le soir, après l'apéro, elle se mettait en tenue de grande montagnarde pour aller promener son yorkshire dans les allées du camping !! Y en a qui en tiennent une couche, vraiment...





L'équipement des pros : chambre, salon - salle à manger de plein air (avec de la vaisselle en porcelaine de Chine... heu, du chinois de la rue !!), et arrière-cuisine.

Et oui, j'ai fait l'acquisition de la "Base" de Decath' (la tente verte) et c'est vraiment super. Montage en 2 minutes chrono, démontage idem, montre en main !







Première balade


Vu ma condition physique, la première sortie avait tout intérêt à être plutôt soft... Sinon on m'aurait retrouvée morte asphyxiée au milieu de la première grimpette !! Mon guide perso m'emmène donc en ce premier jeudi de vacances faire une petite promenade au Forau d'Aigualluts et à l'Ibón del Coll del Toro.



Du départ de la balade jusqu'au Forau, nous avons eu la chance de nous faire accompagner par un groupe de ravissantes créatures. La peau bronzée, l'oeil vif, les cheveux brillants, un pas rapide et léger... Quel moment d'émotion on a passé (surtout Diego, c'était vraiment son style de nana) ! Elles étaient tellement belles que parfois je me sentais mal et me demandais ce que je faisais là-bas, perdue entre toutes ces naïades. Jusqu'à ce que je réalise qu'en fait, elles et moi on était vraiment très proches.

Je parlais bien sûr de mes amies...





...les vaches !!!

Un troupeau énorme paissait dans la prairie traversée par presque tous les sentiers du coin. On aurait pu en faire du camembert avec tout ce lait, dame bon diou ! Malgré mes origines un peu campagnardes (j'ai pas habité pendant 17 ans 1/2 à Besné-les-bouses pour rien non mais), au départ je ne faisais pas la fière. Mais bon, à force de marcher à côté d'elle j'ai compris qu'elles n'allaient pas me faire de mal, et que j'avais au moins un avantage sur elles : je courais sûrement plus vite (je ne peux pas me vanter souvent de ça donc j'en profite !!). En plus, avec leur cloche on est prévenus si jamais une furieuse veut nous charger, donc aucun danger !



Le Forau d'Aigualluts, c'est un gouffre situé à environ 2000 m d'altitude, dans lequel se jette l'eau qui descend du glacier de l'Aneto. Elle s'enfonce donc dans la terre, et ressort quelques kilomètres plus à l'Est, en Catalogne, dans le Val d'Aran, sous le joli nom de... Garonna ! D'ici, cette rivière avance vers la France, traverse la frontière, et continue son chemin jusqu'à l'Atlantique. Alors, conclusions ?! Le Forau d'Aigualluts, c'est en fait la source de la Garonne ! Et les aragonnais sont bien en colère : en effet, si la rivière prend sa source en Aragon, en aucun endroit elle ne passe dans la région de manière apparente ! Un petit bout en Catalogne, et tout le reste chez nous !!!

Premier plan : Diego
Second plan : la cascade qui descend du glacier jusqu'au gouffre,
c'est à dire... les premières gouttes de la Garonne
Troisième plan : à droite, en haut, l'Aneto



Après avoir dépassé le Forau, nous continuons notre petite excursion en direction de l'ibón. Un ibón, c'est un lac de haute montagne (je crois que j'avais déjà expliqué ça une fois mais bon, un rappel ne fait pas de mal). Pour y accéder, on monte vraiment tout doucement pendant toute le chemin, avant de finir par une petite grimpette mais vraiment rien de méchant. Ceci dit, largement suffisant pour se remettre à marcher, car les 2 derniers mois ne m'avaient pas spécialement permis de travailler ma forme !!!





L'ibón est au pied de deux petits pics (qui nous cachent tout le soleil !!), et le chemin parcouru en valait la peine. Ces lacs sont toujours d'une tranquillité à m'en couper le souffle, et j'y resterai volontiers quelques heures à "
méditer" (traduire par "dormir, pique-niquer, faire la sieste, bouquiner, prendre le goûter...").











En plus de l'ibón, qui est déjà une belle récompense, on a la chance d'avoir des vues spectaculaires. Derrière nous, l'Aneto et ses potes surplombent la vallée. Courageux comme on est, on a poussé jusqu'à l'autre côté de l'ibón (ça parait tout proche comme ça, mais ce ne sont pas moins de 20 minutes à marcher sur des gros cailloux pas très stables !!), et avons ainsi pu profiter d'un joli panorama sur le Val d'Aran, en contrebas.



En résumé, une très jolie promenade, idéale pour commencer ces vacances tranquillement et préparer la suite des festivités.


Ils ont décidé de nous pourrir nos vacances, qu'à cela ne tienne, on leur détruira les jambes !



Je parle de Toño et Sandrine, un couple de copains, une bretonne et un aragonnais comme nous ! J'avais connu Toño à l'atelier de clowns que je faisais à Saragosse il y a 2 ans, et on s'est retrouvés un peu par hasard pour jouer au tennis au printemps dernier ! Les parties de tennis n'ayant pas été excellentes (pourtant je comprends pas, je joue vraiment trop bien !), on a trouvé un autre terrain d'entente, et à 4 en plus : bonnes bouffes, terrasses de bars et rigolade ! On leur avait proposé de monter nous rejoindre pendant leur weekend, alors bien entendu ils sont venus, qui aurait refusé ?!

C'est comme ça que le samedi matin nous partions tous les 4 dans la Berlingo arago-bretonne en direction  du Salvaguardía (le pic de Sauvegarde, en français).

Du haut de ses 2738 m (oui oui) il nous regarde d'un oeil arrogant. Et nous, on se dit que c'est rien du tout 1000 m de dénivelé ! Hum hum... On commence tranquillement en traversant une grande prairie qui nous amène au pied de la montagne. Et c'est parti. Ouh la, ça grimpe dur en fait !!! Diego gambade comme un cabri, Toño le suit plutôt allègrement, pendant que Sandrine et moi crachons nos poumons et faisons une pause tous les 10 m (excuse adoptée : y a une jolie photo à prendre) !!!

Allez vas-y Sandrine tu peux le faire








Les iris nous ont accompagnés (c'est toujours mieux que les vaches) tout le long du chemin.
Photo sans aucun doute prise comme prétexte à une pause "récupérage de souffle"...










Bienvenue à KékéLand

Après quelques centaines de mètres (de marche, pas de dénivelé... parce que sinon ça fait un sacré bout de chemin quand même), je prends le rythme et plus rien ni personne n'aura pu m'arrêter dans mon élan ! J'avoue que ce jour là je me suis bien surprise. C'est ça que j'aime bien à la montagne, chaque fois que j'y vais j'ai l'impression de grimper avec plus de facilité, et que je me sens de mieux en mieux. La sensation d'être en train d'aller au bout de moi même disparaît au fur et à mesure des randonnées, alors que la difficulté de celles-ci augmente. Donc c'est bon signe ! Et surtout, bien que ce soient des efforts durs et longs, ils sont toujours récompensés par des vues plus impressionnantes les unes que les autres et par le sentiment de pouvoir être fier de soi.

Arrivés aux 3/4 du chemin, nous faisons une petite halte au Portillón : une brêche dans la montagne, et voilà : un pied en France, l'autre en Espagne ! Un peu plus bas, du côté français, un ibón qu'on peut deviner à travers les nuages...


On reprend des forces, et c'est reparti pour la dernière ligne droite. Sandrine a failli nous abandonner, mais on l'a convaincue qu'il ne restait presque rien. Bon, en fait, c'était le plus dur et il restait quand même un petit bout de chemin ! Mais ça valait le coup, n'est-ce-pas ?? Rien que pour se dire "Oui ! J'ai réussi !", et profiter de la vue...








Miss et Mister Salvaguardia

Vous remarquez que je ne suis même pas rouge, eh !! (Normal, on vient de pique-niquer...)











Le groupe de la mort qui tue, sur la cime du bonheur (que c'est mignon)...

Petite remarque, à titre informatif. Si tu es perdu en haut de la montagne, pour savoir quel pays est de quel côté, c'est facile. Exemple, sur la photo : à droite la France, à gauche l'Espagne. Comment j'ai fait ?? Ben à droite je vois rien du tout, c'est plein de nuages... Me demandez pas pourquoi ils n'arrivent pas à passer la montagne, c'est un mystère pour moi aussi.


Vue sur Bagnères de Luchon...


Après ça, c'est pas tout mais faut redescendre ! Je flippe un peu, car en haut on a rencontré un groupe de mecs venus poser une plaque sur la cime pour leur ami qui s'est tué en redescendant ce pic l'hiver dernier... Mais bon, c'était en hiver, donc il y avait de la neige, donc c'était beaucoup plus dangereux. Ceci dit, je vais quand même prendre mes précautions ! On descend donc tranquillement (mais même tranquillement ça va beaucoup plus vite que la montée...), en pensant à la piscine, la p'tite bière  bien fraîche et le bon resto qui nous attendent au camping !

On prend les mêmes et on recommence, tout en bas cette fois

Le lendemain matin, pour décrasser les troupes, on descend 1 km avant le camping faire un peu de tennis, bouquiner et boire un coup. Commentaire : j'ai mieux joué que d'habitude (c'est sûrement grâce à la raquette), mais ceci dit, je ne referai jamais une partie de tennis en Espagne, en été, à midi, sur un cours en plein soleil !!! IL FAISAIT CHAUUUUUUUUUUD !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Résultat, j'ai terminé assise dans l'herbe à bouquiner parce que je sentais que j'entrais petit à petit en phase de déshydratation...

Résumé du weekend : une super rando, des bons délires, un dîner "que te cagas" au resto du camping (vraiment très très très bon), bref, que du bonheur !

Pour finir en beauté

Après le départ de Sandrine et Toño le dimanche soir, Diego me concocte une bonne petite excursion pour le lendemain, afin de terminer cette étape pyrénaïque au sommet de la gloire. Il a bien fait son coup, le p'tit c** !!! Lundi matin, 9h, nous voilà déjà partis sur le chemin des ibones (ibones = pluriel de ibón...) de Batisielles. Sur la carte, ça paraissait facile. En vrai, et ben heu... ÇA GRIMPE ET C'EST LONG !! Mais le jeu en vaut la chandelle. La première partie de la promenade se fait sur une piste de 4x4, en longeant une très jolie rivière.

La classe quand même, un guide aussi beau que celui-là, rien que pour moi !!

Je me serai contentée de ça car c'était mignon comme tout, et même pas fatigant. Mais bon, ma volonté de fer m'a obligé à continuer.
Après quelques kilomètres, on laisse la piste et la rivière et le sentier commence à grimper tout doucement dans un bois. Tout doucement... pas tant que ça finalement ! En fait ça grimpe assez dur, mais comme je suis super entraînée je ne m'en rends pas compte (hum hum), j'ai même dépassé quelqu'un. Ceci dit, heureusement  que nous sommes dans un bois, car ça nous permet de marcher à l'ombre des arbres, et de profiter de la fraîcheur et de l'humidité ambiantes. Si j'avais du faire la même chose en plein soleil... Je ne serai pas là pour vous raconter tout ça ! Après 30 bonnes minutes de grimpette (au lieu de 1h15 comme indiqué sur le panneau, quand je vous disais que j'étais super entraînée), nous arrivons au petit Ibón de Batisielles. Il est vraiment petit, mais ça fait un premier objectif atteint.

L'ibón c'est la flaque qui est derrière nous

Après quelques photos, on reprend notre chemin et ça recommence à grimper. Cette fois, c'est beaucoup plus sec, il n'y a presque pas d'arbre, on marche entre les cailloux. Diego me dit toutes les 5 minutes qu'il ne reste que 5 minutes à marcher, que c'est juste là derrière (il avait déjà fait la rando), mais au bout d'un moment je me rends compte que c'est un menteur car ça fait 30 minutes qu'il ne reste que 5 minutes... Quelques mêtres avant la fin je n'en peux vraiment plus, j'ai chaud, ça monte, j'ai mal aux jambes... Allez, plus qu'un petit effort et tu y es Carole !! Je prends mon courage à deux mains (enfin, plutôt à deux pieds en l'occurence), et j'y vais en serrant les dents. Effectivement j'étais tout près du but, je m'en serais voulue de ne pas terminer ! L'ibón est impressionnant, très grand, il fait un temps splendide, encore des vues à couper le souffle... Je ne regrette pas d'avoir suivi le boss !


Diego au bord de l'ibón. La photo ne rend pas tellement compte de la taille du lac, mais il était vraiment grand. Coincé entre de hautes montagnes en plus, ce qui rendait le paysage encore plus étonnant. Il a l'air un peu essouflé quand même le p'tit loup !








Là c'est moi (sans blague), après avoir grimpé un peu plus haut que l'ibón (qui est donc à gauche en bas). Derrière, une partie de ce qu'on pouvait admirer depuis notre point de vue assez exceptionnel (je n'ai pas de supers photos de paysage donc vous vous contenterez de celle-ci).

J'ai les cheveux mouillés, mais ce n'est pas de la transpiration !!! Et non, il faisait beau, on avait chaud, il n'y avait personne, du coup on a piqué une tête dans le lac pour se rafraichir et nous ouvrir l'appétit !!! L'eau était assez (très) froide mais ça faisait vraiment du bien après avoir monté tout ça !
















Après tous ces efforts et réconforts, "y a plus qu'à" redescendre. Ça va très vite, et on croise pas mal de monde, des gens un peu tarés qui commencent à grimper aux heures les plus chaudes de la journée. Pour une fois, je ne me regrette pas de m'être levée tôt car ça commence à cogner dur sur la piste du retour !!

Une après-midi piscine au camping, suivie d'une petite terrasse à Benasque, et enfin un deuxième dîner au resto de la Borda (pour goûter ce qu'on n'avait pas pu tester le samedi soir, pour cause d'estomac plein) concluent ce séjour d'une manière on ne peut plus agréable.
Après le spectacle quotidien de taï-chi de la voisine, on va se coucher tôt car le lendemain, on met les voiles direction le Limousin !!! Suite des vacances au prochain article...

Gros bisous mes p'tits choux !


Par Carole - Publié dans : Voyages voyages
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Mardi 9 septembre 2008

Avant toute chose, explication du titre : cette année, ça fait 200 ans que Napoléon a abandonné l'Espagne...

 

Lolo, Coco, Cloclo, Caro et Diego



Pour commencer cet été 2008 en beauté, je suis rentrée en Espagne le lundi 5 juillet en compagnie de ma chère petite soeurette Eloïse. Bien qu'on était toutes les deux trop fières de prendre l'avion ensemble, on avait quand même vraiment hâte d'arriver à destination après s'être tapé 2h d'attente du bus à Madrid puis 4h de trajet par la suite pour rejoindre Saragosse. Mais on y est arrivées ! Et accueillies, s'il vous plaît, par un comité VIP puisque Coco (mon frérot) et Chloé (sa chérichounette) étaient arrivés chez nous et étaient venus nous chercher avec Diego.

Ce début de juillet s'annonçait donc très bien. Coco et Chloé sont restés chez nous 3 jours, pendant lesquels on s'est vraiment bien marrés. Au programme :
  • Une après-midi au parc d'attractions de Zara (pas de photos...), où j'ai failli vomir mon pique nique en voyant mon frangin et ma frangine se retourner dans tous les sens...
  • des soirées très sympas, notamment à notre chinois préféré où même Coco n'a pas réussi à finir son assiette... Incroyable mais vrai !!!
  • Une journée à l'Expo, en compagnie de Fluvi et ses amis !!!!!
























 
Les énoOormes bottes à l'entrée du pavillon français (je crois) : et après on s'étonne que les gens disent qu'en France il pleut tout le temps !!!

Le beau Fluvi : on l'a vuuuuuuuu !!!!!!!!!!!


Les débiles de la journée avant de rentrer (après 50 minutes d'attente en plein cagnard...) dans l'attraction d'Aguas Extremas qui au final ne durait qu'à peine 5 minutes... Et en plus avec les supers cirés sacs poubelles obligatoires on ne se rafraichissait même pas !!!


Alors ça, c'est la super structure (ou sculpture, je sais pas trop) qui est suspendue au milieu de la Torre del Agua : sur la photo c'est pas top, mais en vrai c'est assez impressionnant, on dirait vraiment une goutte d'eau géante. A part ça, les 20 étages à grimper à pied c'était un peu chiant quand même... Et autre chose : j'aimerais savoir ce qu'ils vont faire de cet édifice (76m de haut, pas un seul étage, complêtement vide) une fois que l'Expo sera finie ??











J'ai hésité à la balancer celle-là parce que j'ai vraiment une sale tronche... Je sais pas ce que nous racontaient Fluvi et son pote mais en tout cas ça devait être drôle...










...plus d'infos sur l'Expo dans un article dédié... un peu plus tard !

Coco et Chloé n'étaient encore jamais venus me voir en Espagne depuis que j'habite avec Diego. J'étais donc super contente de leur montrer notre p'tit chez-nous, de leur faire visiter notre quartier, de les emmener dans nos restos et bars favoris... C'était vraiment très sympa à eux d'avoir fait un "léger détour de 300 bornes" (au moins...) pour passer nous voir !!! A quand la prochaine ?


Au pueblo de Pedro


Excursion suivante : Aniñon !!! Petit village (sans trop de charme) à environ 80km de Saragosse en direction Madrid. Aniñon, c'est le village de Pedro (ou Peter pour les intimes anglophones), dont j'ai déjà du vous parler je pense (le meilleur pote de Diego, fou de montagne comme lui, prof d'anglais, avec qui je m'entends très bien aussi, et on se limitera à ces détails !!!). Et quand je dis "le village de Pedro", c'est pas qu'il a un village entier à lui tout seul hein ! Ici, les gens disent souvent "mi pueblo", en parlant du village d'où sont originaires les parents. Donc Pedro nous avait invités tous les 3 ainsi que Pablo (le grand frère de Diego) à passer le samedi et le dimanche dans la maison de ses parents à Aniñon. Au programme : glande, bouffe, jeux, balades, apéro, rires... Tout ça sous un ciel gris digne du fin fond de la Bretagne !!!

La plus belle du weekend...

...et le plus ??? du weekend (Pedro)


















Coiffée à l'espagnole... Comme dirait Diego "Elle respire l'intelligence" !














Les copines soeurs


Une vue d'Aniñon...







La familia feliz nº1

On remarquera le magnifique sweat-shirt de Diego : malgré tous nos bons conseils (à Elo et à moi), il a voulu l'emmener avec lui... c'est pas parce qu'on va "au village" qu'on est obligé de s'habiller avec les fringues d'époque quand même !!!











La familia feliz nº2, encore plus feliz qu'avant car c'est l'heure de l'apéro...

Elo et moi sommes toujours vivantes malgré une trouille horrible : les mecs nous avaient
lâchement abandonnées à la maison pour aller faire les courses quand un orage terrible a commencé à gronder... Plus de lumière, la pluie à torrents et des éclairs dignes d'un film de Harry Potter... Je peux vous dire un truc : les deux frangines, elles étaient pas fines !!!






Voilà pour l'épisode Aniñon, une bonne journée, une bonne soirée, tout ce qu'il fallait pour rigoler ! Le dimanche après-midi, après un bref passage à la maison en rentrant "du pueblo", nous voilà repartis, à 3 cette fois, direction les Pyrénées !


Ça frime à Gavin


Dimanche soir, nous voici donc arrivés au camping de Gavin, dans les Pyrénées, près de Biescas (pour regarder sur une carte si vous voulez). On connaît déjà les lieux, moi j'y suis allée 2 fois, Diego ne compte même plus... même les grands-parents Percier sont passés par là, c'est dire ! Le camping est très agréable, un peu cheros mais bon une fois de temps en temps c'est cool. Et surtout, il est très bien placé pour pouvoir partir faire des grosses randos et des petites balades.

Après avoir monté la tente, l'excitation est à son comble : on va enfin pouvoir tester notre table et nos SUPERS chaises de camping, autre part que dans l'appart !!! Verdict : ça valait le coup de prendre celles à 30€, on se croirait dans un canap' !!! Mais qu'est-ce que je vois là, à l'emplacement d'à côté ??!! Punaise quelle tente, la nouvelle "Base" de Decath', super grande, hyper pratique pour ranger du bazar et s'abriter quand il flotte (ce qui risque d'être fréquent lors de nos passages en France...), et surtout top facile à installer et à ranger*... Affaire à suivre !!!

*Remarque : non je ne suis pas payée par Decathlon pour leur faire de la pub (au fait, les chaises de luxe sont aussi de chez eux...)

Il fait beau donc on profite un peu de la piscine, bronzette et médisage (nouveau mot) sur les autres campeurs (classique). Petit bémol des campings "class" : on n'a plus le plaisir de se balader dans les allées avec son rouleau de PQ dans le maillot... Et ouais y en a déjà dans les toilettes...

Un peu de 6 qui prend et Non Merci (pauvre Diego il en peut plus de nos jeux), une première nuit tranquille (un peu fraîche, mais à 3 dans l'igloo on se tient chaud), et c'est parti pour une petite balade champêtre dans les collines aragonnaises.


Les copines soeurs (bis)








La familia feliz nº3
Et oui c'est moi qui porte le sac à dos, punaise où est passée la galanterie espagnole ??!!!








































Yeah man !































Quelques décors champêtres...













...pour quelques photos souvenirs











Après ça, retour au camping, pique-nique, et Diego nous propose d'aller nous baigner dans une rivière, super jolie ce sera trop cool. OK lui répondons-nous d'une seule voix. Sauf que les 15 minutes de marche sur un sentier pour arriver à l'endroit où on peut se baigner s'est transformé en 45 minutes de marche sur les rochers et dans le lit de la rivière (où il y avait de l'eau à certains endroits et que Monsieur Chochotte ne voulait pas mouiller ses nouvelles chaussures (Decath' of course) et donc on était obligées de l'attendre car il marchait pieds nus, mais c'est un détail). Et du coup quand on y est arrivés effectivement c'était joli, mais la falaise qui entourait la piscine naturelle était assez haute du coup il n'y avait plus assez de soleil pour pouvoir se mettre à l'eau sans se congeler... Mais bon. C'est un autre détail. C'était joli, l'eau était froide ce qui m'a permis d'éliminer plus de calories que si elle avait été chaude, et on a quand même bien rigolé. Au fait, MERCI CAROLE pour avoir réussi à trouver le chemin au retour...

Eloïse, les lunettes de piscine te vont trop bien...


Voilà la falaise cacheuse de soleil, d'où arrivait l'eau
(je n'ai pas réussi à avoir la cascade et la "piscine" sur la même photo...)

Retour au camping, et pour se réchauffer, séance bronzette piscine avant une petite bière au plus joli bar que je connaisse, à Biescas. Comme si on était dans un jardin ! C'est sur cette dernière photo que s'achèvera ce premier récit des vacances, et à très bientôt pour la suite : je vous donne RDV dans la vallée de Benasque !


Bisous à tous mes petits loulous
Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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Mardi 9 septembre 2008
Coucouuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!

Après 2 mois d'absence, me revoilà !!! Avec des choses à raconter, vous imaginez bien, avec mes vacances de prof j'ai eu le temps d'en faire des choses cet été :p

Avant tout, pour vous mettre au parfum, un petit point sur ce qu'il en est de ma vie.

Après avoir présenté avec brio ("avec qui ??" hahaha) mon stage de fin d'études début juillet à Nantes (ça s'était très bien passé, et en sortant de la salle la sensation d'un gros poids qui s'envole), j'ai terminé mon boulot pendant ce premier mois d'été. Vu que j'avais très bien travaillé pendant les 5 mois précédents il ne me restait en fait pas grand chose à faire à mon retour de France (juste les "fignolages"), du coup j'ai pu partir en vacances un peu plus tôt que prévu.

Pendant ce temps là, j'avais essayé de prendre les devants pour ne pas me retrouver sans rien en ce début de mois de septembre. Une fois de plus la vie m'a souri et a récompensé mon ambition et mes initiatives : j'ai eu un poste de prof de maths en collège et lycée au Lycée Français Molière de Saragosse, en contrat local. J'ai su ça fin juin, et comme vous vous l'imaginerez j'étais plus que ravie.
Je me lance dans ce que je veux faire (l'enseignement), qui plus est dans un établissement français (réputé ici en plus). Ça va me permettre de pratiquer au quotidien ma langue maternelle et surtout de rencontrer d'autres mangeurs de pain-beurre-camembert-vin rouge puisque la majorité des profs sont français !!! Donc ce qui me manquait beaucoup ici pendant mes 6 mois de stage, à partir de septembre c'est dans la poche...

Alors voilà le programme après l'annonce de cette excellente nouvelle : 2 mois d'été en amoureux et en famille, en France et en Espagne, la tête libérée de tous tourments... Bref : la vie est belle !!!!

La suite avec des images dans les prochains billets... A tout de suite !
Par Carole - Publié dans : Así va la vida en Zaragoza
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